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le 12 oct. 2015
SuivreL'ingrat
D'habitude je n'aime pas enchaîner deux films d'un même réalisateur par peur de la déception. Et déception ce ne fut pas. Alors non ça n'a pas la maestria d'autres de ses films, mais ça reste une...
Un peintre vieillissant voit s'éloigner de lui son fils adoptif et modèle pour l'amour d'une princesse déchue. Tourné en Allemagne, Michael se distingue pour trois raisons : il est le film qui annonce les grands films parlants de Dreyer ; il réunit un grand nombre de talents : Benjamin Christensen, en tant qu'acteur cette fois, Karl Freund et Rudolph Maté à la photo, la future femme de Fritz Lang à l'écriture ; il est l'un des premiers films à aborder de façon plus ou moins explicite le thème de l'homosexualité. C'est une oeuvre délicate, romantique, sereinement tragique magnifiquement filmée avec des visages expressifs sans excès et une belle réflexion sur la condition d'artiste et sa solitude.
Créée
le 22 déc. 2016
Critique lue 267 fois
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