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Hee-hee !
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le 28 avr. 2026
Écrire cette critique est important pour moi. Pas seulement parce que je me suis déplacé au cinéma (ce que je fais 2 fois par an maximum), mais aussi pour le fan de Michael qui existe en moi depuis l'enfance. Contre vents mauvais, le martèlement d'avis négatifs ici qui a fort le goût du postural et du camp des bien-pensants, je rentre de pied ferme dans la mêlée des excités du clicks avec mon avis positif et dithyrambique. Pas peur de shine la bête, comme notre petit MJ.
Vous l'avez compris, on parle d'un artiste qui m'a dans sa poche et donc, je ne juge pas le film avec désintérêt, non, pour moi, il était important que le film m'embarque dans la magie du roi de la pop, et cela, il l'a fait (haut la main, "hee hee!!").
Comment ne pas débuter par la performance hors catégorie de Jaafar Jackson ? C'est quand même le mirror de son oncle, le man du mirror (vous avez saisi la perche ?!). Gestuelle, regard, voix, le cinéma ici se fait instrument de résurrection de l'icône pop, déjà le jeune acteur Juliano Valdi (dont on entendra parler dans l'avenir à coup sûr) nous livre un MJ enfant de grande qualité, mais le jeune adulte puis l'adulte Michael sont là devant nos yeux durant le film qui dure bien assez pour qu'on juge nous-mêmes de la performance. Face à lui, Colman Domingo offre une aussi solide interprétation du père de MJ, un dark man du film qui vient hanter son pays imaginaire et qui fonctionne à l'écran. Le reste du cast fait le taf, la réalisation est un peu lourdingue mais il faut lui admettre que si Fuqua and co ont dû retoucher tout le film suite à la bourde de l'oubli juridique qui a entraîné la refonte de celui-ci, on peut quand même tirer son chapeau d'avoir un film qui se tient. Voilà brièvement pour ce qui est du fond cinématographique, pour ce qui est de l'émotion, on atteint un niveau supplémentaire selon le degré d'attachement au personnage de Michael.
Pour ma part, j'ai eu ma première larme dès la première scène du film, chronomètre en main, j'étais déjà sur le cul. Un seul film m'avait fait cela auparavant, c'était le film "Monster" avec Christina Ricci et Charlize Theron il y a presque vingt piges. J'ai donc été emmené dans le narratif autour de la construction de la personnalité de l'artiste, son attachement aux animaux et à la nature, son sentiment de proximité avec les "freaks" ou ceux qui souffrent, son incapacité pour la violence... Oui, le film est "sugar-coated" comme Paris Jackson l'a laissé entendre, mais il ne nous ment pas du fait qu'il nous explique la volonté de l'homme d'avoir voulu créer ce "mystère" autour de lui in the first place, si on est bien là, on sait où nos pieds sont posés. Les déçus pourront continuer à faire la queue en file non indienne pour déposer nerveusement leur carnet de doléances de réclamations au guichet fermé, là-bas plus loin.
Alors oui, ce film, c'était ma madeleine de Proust aujourd'hui, celle d'une enfance d'occidentaliens qui regardait au JT de sa vieille TV cubique le nouveau clip d'un artiste qui, par sa voix, lui faisait accepter sa propre voix fluette qu'on raillait, celui qui lui montrait qu'on pouvait être fort sans être brutal ou dominateur, celui qui parlait de cohésion humaine au-delà des ethnicités, et qui symbolisait ce qui peut se faire de meilleur au sein de la pire des cultures capitalistes crasses de notre époque. À un moment du film, je me suis dit qu'il aurait pu faire un truc long de 10 heures et que j'aurais pu digérer le machin tant le plaisir de spectateur était là. Un plaisir malgré la violence de certains passages, qui ne font que mettre en relief la puissance de l'artiste.
Voilà, bienheureux de savoir que ce n'était que le premier volet, je me marre un peu en pensant à tous ceux qui s'arrachent les cheveux sur ce premier film, pas que je sois sadique, mais parce que, soyons honnêtes, le film n'offre ni plus ni moins que ce qu'on attendait de lui. Sur une autre note, l'homme n'a jamais perdu un seul des procès qu'on lui a fichés au derrière, ce n'est pas faute d'avoir essayé de descendre un afro-américain qui avait un appétit business trop gros pour beaucoup de l'époque, mais qu'importe, pour beaucoup l'étoile a filé et elle a offert du rêve, bien assez pour qu'un tel film existe et que nous soyons nombreux à continuer à rêver grâce à la vie du petit gars de Gary, Indiana, le Jackson Five devenu Michael.
Sur ce, vivement la suite, et pour tous ceux qui ont aimé (si il y en a au moins un ou une autre), sachez bien ceci, "you are not alone..."
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le 22 avr. 2026
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