Le film raconte vingt-deux ans de la vie et de la carrière de Michael Jackson, de son enfance chaotique avec un père très sévère qui le battait lui et ses frères afin de devenir les meilleurs dès leur jeune âge, jusqu'au triomphe de la tournée Bad en 1988 sur Londres.

Comme beaucoup, j'ai adoré et adore toujours les chansons de Michael Jackson, elles rythment ma vie, je me souviens très bien du jour de sa disparition et de la sidération qui s'en est suivi, le tout dans une existence faite de hauts et de bas.


Il faut savoir que ce biopic a été coproduit, je dirais même hautement supervisé par plusieurs membres de la famille Jackson, de sorte que rien ne dépasse, de même que c'est également produit par Graham King, à l'origine de Bohemian Rhapsody, ce qui se voit énormément sur la structure même du film, avec un des monteurs qui avait travaillé sur le biopic de Freddie Mercury, avec un final se déroulant lui aussi dans un concert à Wembley et même un cameo de Mike Meyers ! C'est clairement décevant compte tenu de la nature du projet, du personnage sulfureux, du côté manichéen de l'ensemble (le père, Joseph Jackson, est clairement montré comme LE méchant), avec très peu de scènes où on voit le travail, si ce n'est une scène assez fascinante sur le travail des figurants pour le clip de Thriller. Mais surtout, il y a des pans entiers, et non négligeables, qui sont escamotés, comme l'absence totale de Janet Jackson, celle de Diana Ross (pourtant une des modèles de Michael, et avec qui il avait joué dans le film The Wiz), deux pauvres plans sur Quincy Jones (rien de moins que le producteur de ses premiers albums solo, dont Thriller et Bad), ou le réalisateur du clip Thriller, John Landis, réduit à un plan muet de trois-quart dos, ce qui s'explique pour ce dernier par le procès qu'il avait fait à Michael Jackson à la fin de sa vie. Mais heureusement qu'il y a la musique, et là, on en a pour son argent, et il faut dire que c'est toujours aussi fort, des décennies plus tard, avec une interprétation convaincante de Jaafar Jackson, le neveu de Michael, ainsi que Colman Domingo, le père.


Si ce n'est pour le fric, et il va en rapporter des paquets, je ne vois pas l'intérêt de ce biopic, plat au possible, qui ne restitue pas le génie musical de Michael (où on ne voit même pas le plan où il se penche à 90°), avec une symbolique bien lourdingue sur Peter Pan et Neverland, au cas où on n'aurait pas suivi sa vie ; bien que le film s'arrête avant les scandales sexuels, il aurait pu parler davantage de la création.

Boubakar
5
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le 27 avr. 2026

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