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Pauvre Mickey
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le 13 mars 2025
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Fort des succès de Mother et Parasite , j'avais de fortes attentes concernant le dernier film de Bong Joon-Ho, Mickey 17. Hélas, ce récit ne parvient pas à égaler l'intensité et la cohérence narrative qui ont caractérisé ses œuvres précédentes. L'amorce du scénario est pourtant prometteuse : Mickey Barnes, interprété par Robert Pattinson, est un homme surendetté acceptant un poste dans une colonie spatiale dirigée par Kenneth Marshall. Il ne perçoit pas instantanément qu'il a consenti à devenir un élément interchangeable, un être cloné et reproduit à chaque décès, ses souvenirs étant préservés. L’intrigue prend une tournure intéressante lorsque quelque chose qui n'était pas senser arriver survient : Mickey 17 se retrouve face à son clone, Mickey 18. Cette opposition entre les deux versions du personnage est sans doute l’un des seuls éléments, selon moi, véritablement réussis du film. On y perçoit une critique sous-jacente de la société : d’un côté, un Mickey soumis aux règles, et de l’autre, un Mickey qui cherche à se révolter contre l’ordre établi.
Un autre problème majeur vient des dialogues. Là où Bong Joon-Ho sait habituellement mêler critique sociale et écriture fine, ici, l’humour américain semble mal placé et désamorce certaines scènes qui auraient pu être bien plus profondes. Pourtant, le film tente de soulever des réflexions intéressantes, notamment sur la manière dont les humains cherchent toujours à contrôler leur environnement sans se soucier des conséquences. Une réplique de Nasha illustre bien cette idée : "Ce ne sont pas eux les extraterrestres, c’est nous qui le sommes pour eux." ( Ce n'est sûrement pas la même phrase mais c'est en tout cas l'idée que je m'en fais après la séance. ) Malheureusement, ces moments de lucidité sont trop rares pour porter réellement le film. Si Mickey 17 reste une expérience visuellement soignée et bénéficie d’une très belle performance de Robert Pattinson, capable de jouer deux rôles avec brio, il laisse néanmoins une impression d’inachevé. Le scénario, ainsi que les relations entre les personnages, manquent de précision et de cohérence, compromettant la clarté et l’impact émotionnel qui caractérisaient les précédents films du réalisateur. Certaines subtilités narratives m’ont peut-être échappé, mais le récit souffre d’un manque de fluidité, laissant le spectateur dans un état de confusion et d’insatisfaction.
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le 5 mars 2025
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