Le début est assez sombre. Une tragédie familiale fracasse la vie de Dani, une jeune femme déjà fragile. Ambiance.
À ce stade, une petite escapade en Suède semble être une excellente idée.
Quoi de mieux pour se reconstruire qu'un séjour dans une petite communauté isolée, façon Amish sauce Ikea ? Des gens souriants, des fleurs partout, de grandes prairies verdoyantes... Que pourrait-il mal se passer ?
Tout est lumineux.
Tout est fleuri.
Tout est magnifique.
Puis vient la balade vers une carrière.
Des cailloux blancs.
Un joli panorama.
Un grand moment de sérénité en perspective.
Puis les vieux s'éclatent.
Le village applaudit.
Les touristes un peu moins.
Finalement, ce n'est pas si calme que ça.
Et moi, je me suis dit : « C'est quoi ce film, au juste ? »
J'avoue avoir eu du mal à savoir ce que j'en pensais pendant le visionnage.
Midsommar est un film aussi fascinant que déroutant. C'est parfois lent, mais jamais vraiment long. Il ne ressemble à aucun autre film que j'ai vu. Là où la plupart cherchent à faire peur dans l'obscurité, celui-ci réussit à mettre mal à l'aise en plein soleil, au milieu des fleurs.
Bref, j'ai adoré ce film complètement dingue.
Une chose est sûre : je ne vais pas l'oublier de si tôt.
Des vacances, oui. Mais les séjours chez l'habitant ont parfois leurs limites.