Au début des années 1980, une famille américaine d'origine sud-coréenne va s'installer dans l'Arkansas afin de poursuivre le rêve du père, à savoir faire une ferme vendant des légumes coréens. Cependant, l'épouse voit ce projet d'un mauvais oeil et se morfond ; pour pallier à ses absences, il va être décidé de ramener sa mère de Corée du Sud, ce qui va surtout permettre au petit-fils de faire sa connaissance.
Tiré en partie des souvenirs du réalisateur, Minari est ce qu'on peut appeler un joli film. Sensible, touchant, parfois brillant, surtout grâce à Youn Yuh-jung, qui incarne cette grand-mère espiègle, et qui va être le seul réel lien familial pour ce petit garçon exclu, notamment à cause d'une maladie cardiaque, et craignant son père.
Cependant, j'avoue ne pas avoir grand-chose d'autre à dire, car c'est la énième représentation du rêve américain, vu cette fois du côté de cette famille issue de Corée du Sud, et il est dommage qu'on ne voit pas d'autres compatriotes, car on voit surtout le père, joué par Steven Yeun, galérer à faire prospérer ses plantations dans un univers sec, dominé par la canicule, en recherche d'eau.
Au fond, le seul moment vraiment intéressant sera dans l'origine du titre du film, qui sont des graines issues de Corée que la grand-mère avait ramenée avec elle, et qui va apprendre à ce petit-fils leur utilité, et pourquoi pas sauver les espoirs de ce père si souvent craint. Le film a eu son succès lors de sa sortie en salles en 2020, fortement impactée par la pandémie, mais cela montre aussi à quel point Brad Pitt, via sa société de production, est dans les bons coups. De plus, cela ouvrira enfin à son réalisateur, Lee Isaac Chung, les portes de Hollywood avec notamment une suite à Twister en 2024.