Certes, rien de très original dans le propos et encore moins dans la forme, « Mine de rien » pouvant s'apparenter à un honnête téléfilm. Globalement prévisible, le scénario ne manque pas de facilités ou d'appuyer parfois le trait, que ce soit la relation entre les anciens mineurs ou la situation familiale difficile que vivent les héros, forcément dans un rapport conflictuel avec les leurs.
Mais bon... L'acteur Mathias Mlekuz, pour la première fois derrière la caméra, a au moins le mérite de rendre relativement clair et cohérent l'ensemble, offrant un discours humaniste aussi simple que sincère, donnant un minimum de corps à son scénario (notamment quant au rôle de la mairie dans un projet local comme celui-ci) et ses personnages, plutôt sympathiques, correctement interprétés.
On a même droit à quelques moments sympas et la présence de chansons communistes aussi explicites que vieillottes est assez drôle. Petit film, qui ne fera pas plus que conforter la fibre sociale de ses spectateurs « gauchos », mais humble, généreux... et s'oubliant vite.