J’ai passé un très bon moment devant ce film, déjà parce qu’il fait voyager dans cette magie qu’était le cinéma des années 2000 ou l’avènement des technologies naissantes laissaient place à toute sorte de fantasme sur ce qu’allait devenir nos outils numériques dans les décennies à venir : et vas-y que je t’envoie des écrans transparent de 5 mètres de large, et la voiture électrique autonome qui t’amène directement dans ton salon, c’est génial. On a d’ailleurs étrangement l’impression d’avoir une démo du Apple Vision Pro lors de la première séquence de ce type. Spielberg a toujours eu cette imagination débordante et cet esprit d’enfant rêveur sur le futur de notre espèce. Je me suis surpris à penser à Ready Player One durant Minority Report, y trouvant quelques prémices de cet autre film du réalisateur que j’ai également adoré pour les mêmes raisons. Je ne met d’ailleurs que 6/10 pour les mêmes raisons que Ready Player One : le scénario. Les questionnements sont de prime abord intéressants mais l’histoire nous perd (ou nous ennuie?) une fois le pitch principal annoncé. Cela reste plaisant à suivre, mais rien ne m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.
Et Tom Cruise ! Peut être est-ce le fait de regarder ce film quasi 30 ans plus tard, l’acteur étant entre temps entré encore plus dans la légende, mais il m’a été impossible de voir autre chose que la star américaine faisant ses cascades elle-même, je n’ai trouvé que peu de profondeur dans le personnage de John Anderton.
Mention spéciale pour le chirurgien du futur, j’ai beaucoup aimé l’ambiance Cyperpunk se dégageant de ces quelques scènes, c’était pour moi un des moments forts du film avec l’incipit.