Ce retour vers le futur très impromptu et involontaire (Durante la Tormenta en VO) via un téléviseur temporel est tout à fait intrigant et servi par de bons comédiens ; la réalisation est soignée, l’ambiance bien rendue comme dans les (quelques) meilleurs épisodes d’un X-Files… d’ailleurs, on se demande où sont Scully et Mulder, car c’est une affaire pour eux tout ça !
Même si les petits hommes gris ne sont pas responsables, je crois. En tout cas, Vera veut retrouver sa vie d’avant, elle qui a pris un embranchement différent après avoir parlé au gamin et bouleversé le continuum espace-temps : saura-t-elle retrouver les 2,21 giga-watts nécessaires pour revenir dans le passé du futur antérieur ?
Le problème (énorme), c’est que ça se prend les pieds dans le tapis et que ça devient de plus en plus embrouillé… loin d’expliquer les choses, le film malgré sa durée conséquente (plus de deux plombes) ne cherche qu’à vous assommer d’une part par la quantité d’incompréhension qu’il véhicule et d’autre part par sa lenteur à faire mourir de honte une limace fatiguée.
Plusieurs fois, j’ai failli attraper la télécommande… puis après 1h29, j’ai lâché cette ennuyeuse affaire ni faite ni à faire. Dire qu’l restait encore… 40 putains de minutes à ce truc ?! on arrive pas à y croire.
Mais de toute façon, on n’y croit pas, alors ça ne change pas grand-chose…
Ce film est donc un mirage : remercions la traduction française du titre espagnol ("pendant la tempête") qui tenait à très justement nous avertir -acte manqué certainement- qu’il s’agit d’un mirage abrutissant d’un film qui n’a jamais eu lieu, car perdu dans une autre dimension, la quatrième sans doute. Dommage, ça semblait sympathique… sur le papier.