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Miss Oyû and me
Miss Oyû ? Façon de parler, car le personnage-titre (Kinuyo Tanaka) est une veuve, non une demoiselle. Elle accompagne sa jeune sœur, Shizu (Nobuko Otowa) avec qui elle entretient des rapports...
le 25 mars 2016
Il fallait bien que ça arrive : Miss Oyu est ma porte d'entrée dans le cinéma de Kenji Mizoguchi !
Ça raconte comment un homme, au moment d'épouser une femme par un mariage arrangé, tombe en fait amoureux de la grande soeur de cette dernière, qu'il prenait pour sa promise. Sauf que cette femme, nommée Oyu, est déjà veuve, et ayant un fils, elle est en quelque sorte attachée à la famille du défunt le temps de s'occuper de cet enfant.
D'où une union impossible, et une critique amère des conventions sociétales japonaises que nous montre Mizoguchi, avec des acteurs comme pénétrés par le sujet, d'une certaine gravité, dans des plans sublimement composés, qui ressemblent presque à des tableaux. A ce titre, le dernier plan, sous un clair de lune, est d'une grande beauté. On voit bien à quel point l'homme est tiraillé, pris dans un mariage qu'au fond il ne voulait pas, poussé par sa tante, car il n'a d'yeux que pour une autre.
C'est réalisé avec pudeur, sans élever les voix, qui hurleraient de l'intérieur, avec la dernière partie que je trouve bouleversante, à base de sacrifice de l'amour.
En somme, Mademoiselle Oyu est une très belle découverte, fustigeant un système archaïque, mais sans jamais le dénoncer, et un mélodrame qui marque.
Créée
le 4 mars 2020
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