Film fleuve, fresque entre intime et grandiose, poésie, onirisme et cruelles réalités de l'époque, la vie d'une troupe, la passion du théâtre, les tourments du créateur prennent vie avec les comédiens du Théâtre du Soleil.
Sidérant de beauté, d'émotion, du carnaval tournant au massacre, de la gondole dorée tirée, poussée puis glissant sur la neige des Alpes, au théâtre de tréteaux emporté par le vent, flottant ,dans les airs, poursuivi par ses comédiens éberlués mais ravis, aux élancements de douleur du King Arthur de Purcell accompagnant l'agonie du chef de troupe, l'imagination d'Ariane nous émerveille et nous émeut.
Assassiné par la critique lors de sa présentation en compétition officielle au Festival de Cannes en mai 1977, Philippe Caubère( dans le rôle titre) conte dans son hilarant spectacle Les Marches du Palais (tourné en 1994) cette mise à mort de ce travail d'équipe où nul n'a été épargné.
Le Festival a eu tort, l'avenir a accueilli cette oeuvre inoubliable !