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Et si on supprimait les bandes-annonces des salles de cinéma ? Celle de Mon inconnue, outre le fait qu'elle dévoile copieusement tous les tenants et presque les aboutissants du film, en accentue la verve comique tout en négligeant ses qualités dans le mélange des genres, y compris dans le registre de la gravité. Ce qui donne du goût à Mon inconnue et du plaisir au spectateur c'est que cette comédie romantique utilise les grands ressorts du genre tout en réussissant un dépassement de fonction, avec plus de fantaisie, un supplément d'émotion et davantage de plages de réflexion. L'aspect fantastique est sympathique, bonjour la relativité restreinte, mais c'est un prétexte pour examiner, pas de manière didactique mais plaisante, ce qu'est un couple et pourquoi l'une de ses deux composantes doit se sacrifier (souvent) et comment la femme est celle qui joue ce rôle (presque toujours). A sa façon, Mon inconnue est bien dans l'air de temps avec une saine évocation de la difficulté de l'égalité entre les sexes y compris dans le cercle le plus intime. Là aussi, on pourrait parler de relativité restreinte. Autant dire que derrière un premier niveau de lecture, celui d'une romance impeccable bien qu'évidemment prévisible, se profile une étude de moeurs qui ne manque pas de pertinence, sur le mode léger, cela va sans dire, mais quand même. Atout indispensable : l'alchimie entre François Civil, malgré tout parfois trop généreux dans son jeu, et la délicieuse Joséphine Japy, fonctionne à merveille, arbitrée par l'impayable Benjamin Lavernhe. Comme pourraient dire les amateurs de clichés jargonneux : Mon inconnue est une belle "proposition" de comédie romantique.

6nezfil
7
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il y a 3 ans

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9 commentaires

Mon inconnue
EricDebarnot
6
Mon inconnue

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