Shanghai Joe débarque dans l'ouest sauvage. Il n'est pas le bienvenu. On ne lui donne pas le choix, soit il travaille dans une blanchisserie, soit il va souffrir. Il choisit la seconde solution. A chaque fois qu'il rencontre un cowboy, il subit moqueries, railleries et les coups. Mais Shanghaï Joe est un expert dans les arts martiaux. Donc il règle ses comptes à coups de tatanes.
Le western européen est sur le déclin. Les producteurs cherchent le bon moyen de relancer la poule aux œufs d'or. Alors, il mixe le genre avec le succès du moment en salle ; les arts martiaux. Ça va donner des films d'exploitation hybride. Dans ce "Shanghaï Joe" qui ressemble étrangement à la série "kung fu " avec David Carradine , ce n'est pas le scénario qui compte. On peut le voir le long métrage comme un Road movies où chaque rencontre est un adversaire de plus pour ce pauvre Shanghaï Joe. Les cowboys sont montrés comme des êtres frustres, racistes et xénophobes. C'est l'occasion de voir des acteurs faire des seconds rôles et repartir. Klaus Kinski est un moment d'anthologie à lui tout seul. Ce western sympathique est beaucoup plus intéressant qu'il n'y paraît.