Moon le panda, avec Alexandra Lamy, tient plus du manifeste écologique que du véritable film de cinéma. Ce qui se présente comme une fiction autour de l’éveil et de l’épanouissement d’adolescents en pleine nature est, en réalité, surtout un prétexte pour emmener le spectateur au cœur des forêts chinoises… à la rencontre du célèbre et fragile panda.
Le jeu des acteurs, y compris celui d’Alexandra Lamy, reste très moyen — pour ne pas dire en pilotage automatique. Les dialogues sonnent souvent creux, et l’histoire, censée suivre un groupe de jeunes en quête de sens, ne parvient jamais à convaincre. Elle sert davantage de fil rouge pour justifier une exploration naturaliste que de véritable trame narrative.
Mais là où Moon le panda sauve (un peu) les meubles, c’est dans ses images. Dès que la caméra se tourne vers la nature, la magie opère : les paysages sont splendides, la faune est filmée avec respect, et les apparitions du panda — rares, mais précieuses — offrent de vrais instants de grâce. La dernière partie, plus explicite dans son message écologique, assume enfin ce que le film voulait être depuis le départ : une ode à la préservation de cet animal emblématique.
Au final, ce n’est pas vraiment un bon film, mais ses intentions sont louables, et ses images méritent le coup d’œil. Sans elles, la note aurait été bien plus sévère.