Tian est envoyé chez sa grand-mère à cause de résultats scolaires médiocres (nous sommes d’accord : c’est un étrange châtiment). Là-bas, dans les montagnes chinoises, il se liera d’amitié avec un panda.
Une Ode à la Nature et à la Famille
Moon le panda, dernière fable de Gilles de Maistre, se révèle être un métrage d'une délicatesse certaine, qui, par son esthétisme et son ton, parvient à toucher la corde sensible sans jamais verser dans l'excès. C'est une œuvre qui, bien que souffrant d'un scénario schématique, se rattrape par sa beauté visuelle et la noblesse de ses intentions.
Une Poésie Visuelle et une Candeur Touchante
Ce film est un véritable régal pour la rétine, usant de la plus élégante des manières, l'utilisation de véritables ursidés noirs et blancs. Loin des artifices du numérique, la présence de ces animaux confère au métrage un réalisme et une candeur hautement appréciables. L'on ne peut s'empêcher de s'émerveiller devant leur spontanéité et leur grâce. De surcroît, il n’y a rien de plus croquignolet que de mirer un panda déguster une carotte. Ce film nous immerge dans un univers visuel d'une beauté saisissante, grâce aux somptueuses montagnes du Sichuan qui servent de toile de fond à cette quête initiatique.
Une Réflexion Subtile sur l'Humanité
Si le film est moins préoccupé par les animaux que les précédentes œuvres du réalisateur, il se révèle une parabole sur les soucis des humains. Le métrage aborde avec une justesse et une finesse surprenantes la thématique des parents qui se séparent et d'un père qui, par ses exigences, astreint son fils à l'excellence. Ces drames personnels, s'ils ne trouvent pas de véritable résolution, confèrent une profondeur psychologique qui est un ajout bienvenu au genre de la fable.
Bref, c’est une œuvre louable qui, en dépit d'un scénario d'une simplicité agaçante, parvient à nous sensibiliser de manière ludique à la cause des espèces menacées. C'est un divertissement délicieux.