« Tu vaux au moins une centaine d’amis »

Tian est envoyé chez sa grand-mère à cause de résultats scolaires médiocres (nous sommes d’accord : c’est un étrange châtiment). Là-bas, dans les montagnes chinoises, il se liera d’amitié avec un panda.


Une Ode à la Nature et à la Famille

Moon le panda, dernière fable de Gilles de Maistre, se révèle être un métrage d'une délicatesse certaine, qui, par son esthétisme et son ton, parvient à toucher la corde sensible sans jamais verser dans l'excès. C'est une œuvre qui, bien que souffrant d'un scénario schématique, se rattrape par sa beauté visuelle et la noblesse de ses intentions.


Une Poésie Visuelle et une Candeur Touchante

Ce film est un véritable régal pour la rétine, usant de la plus élégante des manières, l'utilisation de véritables ursidés noirs et blancs. Loin des artifices du numérique, la présence de ces animaux confère au métrage un réalisme et une candeur hautement appréciables. L'on ne peut s'empêcher de s'émerveiller devant leur spontanéité et leur grâce. De surcroît, il n’y a rien de plus croquignolet que de mirer un panda déguster une carotte. Ce film nous immerge dans un univers visuel d'une beauté saisissante, grâce aux somptueuses montagnes du Sichuan qui servent de toile de fond à cette quête initiatique.


Une Réflexion Subtile sur l'Humanité

Si le film est moins préoccupé par les animaux que les précédentes œuvres du réalisateur, il se révèle une parabole sur les soucis des humains. Le métrage aborde avec une justesse et une finesse surprenantes la thématique des parents qui se séparent et d'un père qui, par ses exigences, astreint son fils à l'excellence. Ces drames personnels, s'ils ne trouvent pas de véritable résolution, confèrent une profondeur psychologique qui est un ajout bienvenu au genre de la fable.

Bref, c’est une œuvre louable qui, en dépit d'un scénario d'une simplicité agaçante, parvient à nous sensibiliser de manière ludique à la cause des espèces menacées. C'est un divertissement délicieux.

Trilaw
7
Écrit par

Créée

le 19 août 2025

Critique lue 49 fois

Trilaw

Écrit par

Critique lue 49 fois

3

D'autres avis sur Moon le panda

Moon le panda

Moon le panda

6

Behind_the_Mask

1495 critiques

Il ne tape pas sur des bambous... Il les mange

Cher Gilles,Sûr que si tu fréquentes ce site, la moyenne de ton dernier effort ne doit pas t'enchanter des masses, vu qu'à l'heure où j'écris cette lettre, elle est en train de chercher du pétrole.De...

le 19 avr. 2025

Moon le panda

Moon le panda

6

Fatpooper

14225 critiques

Pandalon serrant pour Lamy

La magie du film, c'est de filmer de près deux pandas, dont un bébé ; c'est mieux que d'aller à Pairi Daiza où une vitrine nous sépare en plus de sa méfiance, surtout que dans le parc, chaque fois...

le 2 oct. 2025

Moon le panda

Moon le panda

7

Iloonoyeil

1380 critiques

Un enchantement

Voici une belle œuvre cinématographique , pour les enfants qui ont autour d' une dizaine d'années. Le panda est un animal intelligent et particulièrement menacé. L' histoire est simple et habillement...

le 14 avr. 2025

Du même critique

Simone - Le voyage du siècle

Simone - Le voyage du siècle

9

Trilaw

1964 critiques

« Bientôt s’éteindra cette génération qui ne devait pas survivre »

Le film est farouchement et profondément féministe mais quoi de plus normal pour un métrage dédié à une femme extraordinaire qui a permis que l’un des droits les plus élémentaires pour elles, même si...

le 24 nov. 2022

Avatar - La Voie de l'eau

Avatar - La Voie de l'eau

5

Trilaw

1964 critiques

« On ne congèle pas les bébés »

Treize ans de longues années d’attente patiente pour un résultat aussi famélique. Commençons par la fameuse 3D, je me souviens d’un temps où les lunettes 3D étaient devenues un outil indispensable...

le 16 déc. 2022

Daaaaaalí !

Daaaaaalí !

5

Trilaw

1964 critiques

« Il pleut des chiens morts »

Une journaliste doit réaliser une entrevue avec Salvador Dali.Qui était assez surréaliste à l’instar de l’art du peintre pour réaliser un métrage sur le maître, si ce n’est Quentin Dupieux qu’on...

le 7 févr. 2024