8
le 18 janv. 2017
SuivreVa, vis et deviens
Au clair de lune, les garçons noirs paraissent bleu, et dans les nuits orange aussi, quand ils marchent ou quand ils s’embrassent. C’est de là que vient, de là que bat le cœur de Moonlight, dans le...
Sous la lumière faiblarde et diffuse de la lune, des gestes à peine perceptibles. A l'abris des regards, voici ce que l'on est. Une seule fois jusqu'à ce que les autres l'acceptent. Jusqu'à ce que leurs avis ne comptent plus. Jusqu'à ce que l'on accepte. Jusqu'à ce que l'on s'accepte.
Little. Chiron. Black. 3 étapes. La construction d'un gamin noir homosexuel dans un ghetto de Miami. Une mère absente toxicomane. Pas de père.
A priori, une machine à rafler un oscar du meilleur film, récompense finalement gagnée et peut être entièrement méritée. Peut être.
Néanmoins, Moonlight est une oeuvre qui mérite le détour car, si l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, c'est son déroulement, les choix de scènes fortes du réalisateur Barry Jenkins qui frappent. Avec une pudeur dans les images et dans les réactions de ses personnages phares, on est entraînée dans la vie de cet enfant introverti et intelligent, de cet adolescent moqué et fragmenté pour finalement terminer sur cet adulte contradictoire.
"Il y a un moment dans la vie où il faut choisir qui tu veux être". Cette phrase trouve écho tout au long des deux heures baignées d'une tristesse intériorisée qui contraste avec ce que l'on aurait pu imaginer d'un film avec un tel postulat. Pas de larmoiements, pas d'envolées lyriques. Des faits, rien que des faits, brefs et intenses qui en disent long sur ce qu'il peut se passer à l'intérieur d'un personnage admirablement interprété par 3 acteurs.
Un cinéma épuré, classique mais marqué d'une identité forte.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de 2017 et Les meilleurs films A24
Créée
le 20 mars 2017
Critique lue 259 fois
8
le 18 janv. 2017
SuivreAu clair de lune, les garçons noirs paraissent bleu, et dans les nuits orange aussi, quand ils marchent ou quand ils s’embrassent. C’est de là que vient, de là que bat le cœur de Moonlight, dans le...
4
le 11 févr. 2017
SuivreMoonlight, comme son personnage principal, a du mal à se situer : le film de Barry Jenkins se présente d'abord comme un témoignage social, à vif, caméra à l'épaule dans le style des frères Dardenne,...
3
le 1 mars 2017
SuivreLes vannes de Jimmy Kimmel, les très nombreuses piques anti-Trump de la part de Kimmel et des différentes stars qui ont défilé sur scène, des noirs récompensés à profusion pour tenter de faire...
4
le 16 déc. 2021
SuivreUne bande annonce faite de beaux paysages où viennent s'inscrire shamanisme et étrangeté malsaine, un film d'horreur à la sauce documentaire, Thaïlandais, avec Na Hong-Jin à la production et en tant...
5
le 16 avr. 2018
SuivreAh ça, ils te l'ont vendu à grands coups d'images. Mon dieu, c'est pas vrai, je vais pouvoir jouer à l'anime Dragon Ball Z !C'est pas vrai ?Si, regardes la dernière vidéo !Oh. C'est pas vrai !Alors...
10
le 31 juil. 2016
Suivre3ème film de Na Hong-jin, réalisateur de The Chaser qui m'avait déjà époustouflé, et bien c'est une nouvelle fois chose faite avec The Strangers. Impossible d'écrire une critique constructive en...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème