Tout commence par le sourire, tendrement aguicheur, que le séduisant Jean-Luc, nouvellement arrivé au lycée, adresse à Gwen , pendant un cours, dans leur classe de terminale. Gwen, qui vient de perdre sa mère, vit avec son jeune frère et passe de tendres moments avec son copain Thomas, un sympathique boulanger. Jean-Luc aura du mal à trouver sa place parmi la petite bande des amis de Gwen et Thomas ; mais Gwen, qui se refuse au départ à être troublée par le jeune parisien, finit progressivement par tomber sous son charme. Celui-ci souhaiterait qu'elle s'exprime et dise en toute clarté si elle penche pour lui ou pour Thomas. Mais tout se complique quand ils découvrent dans un film des personnages qui leur ressemblent et vivant une situation analogue à la leur. Vont-ils s'avouer réciproquement leurs tendres sentiments ? Quels adultes deviendront-ils ? Que restera-t-il de leur année du bac ?
Le scénario n'est pas inintéressant bien qu'un peu sommaire. Dans ce qui est une sorte de réflexion sur le deuil, la séduction, l'engagement, le jeu des acteurs est parfois maladroit et j'ai souffert devant une longue scène de bavardages sur la vie et la mort - un long plan séquence - où tout semble pauvrement improvisé. La référence élogieuse à Eric Rohmer faite par certains critiques n'est, de mon point de vue, pas méritée.
J'ai regretté que Morlaix soit montrée comme une ville grise et sans attraits. Beaucoup d'images, qu'elles soient en couleur ou noir et blanc - et pourquoi passe-t-on d'un style à l'autre ? - sont fades. En revanche, bien que la recherche d'effet soit flagrante, les photos apparaissant très brièvement en intercalaires - des portraits très contrastés en noir et blanc - sont superbes.