Encore un film de moindre niveau. Pourquoi nous impose-t-on les bavardages maladroits d’adolescents pas crédibles avec une alternance d’effets visuels cheap dignes de filtres instagram du genre images léchées en noir et blancs, recadrage façon films de famille en super 8, et couleurs surlignées façon pop pendant 2h de film ?
Nous ne le saurons pas, car nous sommes partis à la moitié, après d’interminables dialogues épuisants de banalité sur la vie, la mort, les amours, les emmerdes, et une scène méta pesante de film dans le film
qui en proposant les prémices d’une auto-critique ne faisait que renforcer à contrario un terrible sentiment d’ « à quoi bon ? ».
Et à quoi bon rester en effet devant un film mal écrit et mal joué qui vous ennuie au point qu’on préférerait être ailleurs ou dormir ?
Nous avons tranchés en quittant la salle.
Et pourtant les critiques sont élogieuses, certains osent comparer ce film à du Rohmer ou du Eustache. Mais d’abord Rohmer et Eustache savaient écrire des dialogues littéraires qui se rendaient tolérables de par la beauté de leur style, puis ils ancraient leurs personnages dans des situations matérielles précises, et surtout ils savaient poser leur caméra et filmer les acteurs avec épure, et n’enchaînaient pas les expérimentations formelles prétentieuses et clichées qui n’ont pour but que de donner des signes artificiels de recherche esthétique quand on n’a rien à dire. Un exercice tristement inutile.
Et il nous faut maintenant nous réveiller de la torpeur dans laquelle nous a plongé un film qui de par sa nullité n’a fait qu’ajouter du malheur au monde.