Hilarant ! Vous finissez le visionnage de Mutiny, et le premier nom qui surgit au lancement du générique de cette bouillasse bien américaine c'est, cocorico, JEAN-FRANÇOIS RICHET. Encore plus savoureux que Halloween 5 réalisé par ni plus ni moins que DOMINIQUE OTHENIN GIRARD. Certains diront que je diverge, et à cela je répondrai que c'est bien l'une des rares bonnes choses à relever dans ce joli ratage qu'est Mutiny.
En fait, il y a tellement peu à dire sur le bousin que je n'ai qu'un conseil à vous donner : allez regarder la bande-annonce du film et ne payez pas de ticket d'entrée. Parce que non seulement le trailer est beaucoup trop épique pour ce qu'il a à promouvoir (d'ailleurs doté du meilleur "title reveal" jamais porté sur un écran) mais en plus il révèle littéralement TOUUUUUUUTES les scènes d'action du film. Si si, j'vous jure ! Jetez y un oeil et revenez par ici :
https://www.youtube.com/watch?v=FKSdXH89jbo
C'est bon ? Vous avez vu le fi... heu je veux dire la bande-annonce ? Ok parfait ! Je disais : la révélation de tous les morceaux de bravoures du film ne révèle non pas un problème marketing mais bien le peu d'action que contient Mutiny. Se croyant plus malin qu'il ne l'est, le long-métrage nous ennuie avec ce récit de riche entrepreneur que Jason Statham veut à tout prix venger, piètre excuse pour se rendre sur un bateau cargo où on passera au final peu de temps. On s'emmerde poliment jusqu'au moment où Statham déchire la gueule d'un méchant avec un cadenas. Et là y'a pas à dire, Jean-François c'est pas un manche : ses scènes d'action ont du punch. C'est brutal, c'est crasseux... mais c'est trop court bordel !
Le réalisateur tente quelques trucs avec sa caméra, nous rappelant qu'on a pas juste un simple faiseur derrière la caméra. Et c'est bien dommage qu'il ne puisse pas en faire plus car le script boîteux refuse au film de s'amuser avec ses décors marins. Rien n'est jamais exploité à son plein potentiel, ni le bateau ni la mer. Le récit aurait pu se dérouler sur une aire de jeux que ça n'aurait strictement rien changé à l'histoire. On est tellement face à un néant d'idées que les scénaristes ont greffé des officiers de la Marine dans le récit juste pour mentionnner le CV du personnage de Statham au détour d'une scène. Pitié, NON !
Mais merde quoi ! Le film finit par me réveiller à seulement 15 minutes de la fin quand Jason pète la gueule à ce bon vieux Roland Moeller, second couteau toujours cantonné au rôle du vilain mais seul être humain capable de tenir tête à Statham sur ce foutu navire. Et me lancez pas sur la pirouette scénaristique qui permettra au héros d'échapper aux autorités : c'est straight to Nanarland !
Je devrais peut-être pas me prendre autant la tête pour un bête film d'action à la sauce Statham, mais quand même : le casse-cou chauve et le public mérite mieux que ÇA. Encore merci à ce pauvre frenchi de Jean-François qui évite de justesse le naufrage... AHAHAHAHAHAHAH !!!