L’intrigue mêle certains archétypes du thriller (tueur en série, ingénue, détective corrompu…) avec des éléments plus inattendus (le tueur est un psychopathe, mais aussi bel homme, ce qui lui permettra de séduire à la fois la fille de bonne famille ainsi que sa « sœurette », et toute sorte encore de détails singuliers). Certaines relations révèlent une telle originalité qu’elles pourraient sortir d’un rêve. Le récit évite pourtant de tomber dans l’invraisemblance. Les deux sœurs de lait semblent avoir bénéficié strictement de la même éducation. La divorcée reste un sujet rare au cinéma à cette époque. Le tueur en série, ensuite, est étrangement flanqué d’un confident (les tueurs pathologiques s’avèrent en général plutôt de nature solitaire, bientôt même, au cinéma, ce seront des tueurs impuissants vivant chez maman, et quand ils appartiennent à un groupe, il convient alors de parler de complices et leurs meurtres sont crapuleux). Enfin, l’enquête est commanditée par une vieille amie alcoolique d’une des victimes, non par la police (qui n’arrive dans le récit que sur le tard) ; on serait loin de penser qu’un tel personnage puisse par amitié s’impliquer autant dans la recherche d’un assassin.
Avec autant d’étrangetés, si l’on évite l’invraisemblable, on devrait au moins frôler le baroque, le mélodrame. Pourtant, tout se tient relativement bien.
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