Le jour de son exécution, un tueur en série subit une dernière évaluation psychiatrique au cours de laquelle il révèle être possédé par un démon…
Lorsque l’on apprend que le film est distribué dans l'hexagone par Saje distribution (boîte spécialisée dans les films d'inspiration chrétienne), à qui l’on doit, accrochez-vous bien : la fresque historique controversée (ou plutôt, objet de propagande) Vaincre ou mourir (2023) et quelques mois plus tard, le film préféré des complotistes américains (et d’une rare médiocrité conspirationniste) Sound of Freedom (2023), il n’en fallait pas plus pour me décourager d’aller voir leur film en salle, sachant pertinemment que le film ne serait rien d’autre qu’une vaste fumisterie dont les plus fervents catholiques se gargariseraient (le film est soutenu par Famille Chrétienne et Info Chrétienne, on a les sponsors qu’on mérite…).
Ajoutez à ça et histoire de bien vous achever avant même de faire le déplacement (c’est finalement ça qui m’a convaincu de rester chez moi et de ne pas perdre mon temps au cinéma), c’est que le film a été réalisé par Cary Solomon & Chuck Konzelman, à qui l'on doit l'improbable Unplanned (2019), un film de propagande anti-IVG (financé par l'Eglise évangéliste protestante).
Bref, après les présentations, passons au film. Nefarious (2023) est inspiré du roman A Nefarious Plot de Steve Deace (2016) et n’est rien d’autre qu’un huis clos de 90min. Deux hommes, deux chaises, une table, une pièce aveugle et un (très) long tunnel de dialogues verbeux, voilà ce qui vous attend. C’était tellement long et chiant à se mettre en place que le temps ressenti avoisine le double. Côté scénario, sans grande surprise, on est dans la propagande pure et dure qui prend position et ne s’en cache même pas (en incriminant l’euthanasie, l’avortement et puis tant qu’à faire, si vous n’êtes pas baptisé, vous finirez par faire de grosses conneries).
Côté mise en scène, c’est de la pure branlette philosophique d’extrême droite chrétienne, avec son racolage pro-life et son discours religieux dénué de la moindre subtilité. Si comme moi, vous décidez d’y accorder un peu de votre temps de cerveau disponible, armez-vous de patience (et de courage).
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