Après un Murderer de sinistre mémoire Roy CHOW remets le couvert en réalisant Nightfall deux ans plus tard. S'il garde la même maîtrise technique, heureusement pour nous il a un scénario un peu plus potable que sur son premier méfait même si le twist -un peu foireux- est de rigueur.
Début du film : un prisonnier se fait agresser par trois autres, il fait plus que se défendre et les défonce gentiment, le tout est filmé de manière hyper stylisée et nous permet d'apprécier la silhouette plus qu’affûtée de Nick Cheung. Suite à cette intro coup de poing on suit la sortie dudit prisonnier dans les rues d'Hong-Kong. Puis gros plan sur Simon Yam, flic fatigué et sur un Michael Wong barbu boursouflé en joueur de piano reconnu.
Ce qui est amusant avec Roy CHOW, et qui démontre sûrement une certaine fainéantise de sa part (ou un côté cul gelé des producteurs) c'est qu'il adopte exactement la même structure narrative sur Nightfall que sur son précédent film : intro choc, développement sur les trois quarts du film, twist, conclusion. Cependant comme je le précisais plus haut Nightfall est mieux maîtrisé sur tous les plans : la technique est plus sûr (la scène too much mais au final kiffante du téléphérique), casting au dessus (ok Michael cabotine comme un cochon avec son parler canto/anglais caractéristique, mais Aaron a beau se démener comme un beau diable dans Murderer, Nick ça reste quand même un cran -voir deux- au dessus, et Simon Yam, bah what else je serai tenté de dire) et fort heureusement une histoire beaucoup mieux tenue, même si pas parfaite (notamment la relation père/fille de Simon Yam qui aurait pu être plus développée).
Au final on se retrouve devant un spectacle recommandable, avec un casting béton, qui fera passer un bon moment pour peu qu'on fasse l'impasse sur plusieurs facilités scénaristiques.