Ce film de 2024 s’est fait défoncer de partout (Télérama lui a accordé royalement un « Hélas », c’est gentil / 1.6/5 chez Allociné…). Mais bon sang, dans les océans de bouse qui existent à l’intérieur de la « sharksploitation », celui-ci sauve les meubles, sans être extraordinaire bien sûr. Tout ça manque d’originalité, l’histoire de l’avion qui se crashe dans une eau infestée de requins n’est pas une nouveauté, loin de là. C’était déjà le cas dans « Cyclone » de René Cardona Jr en 1978 ( https://www.senscritique.com/film/cyclone/critique/330643602). Les personnages sont tous stéréotypés, de l’héroïne méga-résiliente au pote crétin à souhait en passant par le steward gay, la petite-fille méga courageuse. Le politiquement correct joue à fond évidemment. Ce film mélange en réalité plusieurs peurs. La claustrophobie (les quelques survivants sont coincés dans la carlingue de l’avion) et la basophobie car l’avion est en équilibre instable sur des grands fonds et menace à tout moment de sombrer. La thalassophobie et bien sûr la squalophobie aussi. Enfin, ajoutons la peur de manquer d’oxygène ! Ça fait quand même beaucoup de phobies en 1h30 !!! Par contre, on tient jusqu’au bout et surtout l’ambiance est bien rendue, les effets spéciaux sont très solides. Les requins numériques fichent les jetons, surtout celui qui s’approche lentement de l’héroïne terrifiée. N’en déplaise aux journalistes de Télérama qui n’ont pas dû voir beaucoup de films de requins, ; je vais leur conseiller des productions de Mark Polonia, ils verront ce qu’est un requin en carton-pâte ou plastique !!! Aucune surprise, on sait qu’un jump scare va survenir mais dans ce genre très (trop) balisé du film de requins tueurs, ce « No way up » s’en tire plutôt bien.