Bienvenue dans le livre de bord des cinéastes les plus déviants du pays de ce bon vieux Crocodile Dundee ! Avec Not Quite Hollywood, les portes du cinéma bis à la sauce kangourou ouvrent leurs portes pour flatter les pupilles de tous les amateurs d’un genre fait de tripailles, de gazelles peu farouches et d’idées complètement allumées en tout genre. Un seul leitmotiv : aller toujours plus loin dans une surenchère qui se situe à la limite entre le mauvais goût douteux et le ridicule graveleux.
En guise de trame narrative, aucune prise de risque, une recette qui fonctionne à tous les coups. On commence par un défilé de boobs généreux, on poursuit avec de l’hémoglobine en série, on continue avec de la tatane nerveuse et on termine avec un aperçu rapide de la nouvelle génération, celle qui digère actuellement tout un pan du cinéma de genre longtemps laissé pour compte. Le tout entrecoupé d’interventions de tous les magiciens de la débrouille qui animent vos fins de soirées moroses et d’un Quentin Tarantino toujours aussi enthousiaste dès qu’il s’agit de faire l’apologie de quelques péloches fauchées généreuses en hémoglobine.
Not Quite Hollywood, c’est aussi une plongée au coeur d'une époque presque suicidaire où les moyens importaient moins que l’idée à mettre en image. Sécurité zéro, drogue, sexe et alcool, et une quête du plan ultime qui se jouait souvent à la frontière entre tournage et réalité, les réalisateurs n’hésitant pas à se jouer de leurs comédiens pour obtenir les images qu’ils fantasmaient secrètement.
Le genre de docu qui se déguste le sourire aux lèvres parce qu’il respire la passion et l’insoumission. Une parenthèse divertissante à apprécier avec un bloc note et un crayon bien aiguisé, pour relever des titres certainement survendus par les différents intervenants de la bobine, mais ça c’est une autre histoire et ce sera surtout le plaisir de leur future découverte : la pépite oubliée sera-t-elle au rendez-vous ?