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le 27 juin 2016
SuivreTêtes de gommes...
C'est bien sûr le visionnage du très bon "Cube" du même Vincenzo Natali qui m' a amené à regarder ce petit film bizarre où j'espérais retrouver la créativité de ce réalisateur. Peine perdue hélas,...
Dans la série l’enfer c’est les autres, Nothing se pose là. Dès le début du film, les autres font chier, et le dire, le vivre, en souffrir, s’en abstraire, c’est automatiquement se condamner. Andrew et Dave rentrent dans cette case à l’étiquette bien commode de marginaux, l’un parce que le contact avec l’extérieur et les autres le rend malade, l’autre parce que ses tentatives désespérées pour s’intégrer le rendent au mieux, glauque, au pire, lui explosent au visage. Et c’est ainsi qu’ils se retrouvent avec...
... , devant leur porte, des flics qui voient en Dave un escroc, une mère furieuse qui voit en Andrew un bourreau d’enfant et des administratifs et des ouvriers qui voient dans la maison des protagonistes une verrue à supprimer... Et puis. Plus rien. Tout disparaît sauf eux deux, leur maison, et tout ce qu’elle contient.
Voilà Nothing, c’est avant tout un concept.
Mais Nothing c’est aussi une esthétique, la ville entr’aperçue, les intérieurs, la maison, piégée entre deux bouts d’autoroute tient autant de la dystopie à la Brazil que de la poésie à la Gondry ; quant au vide, d’un blanc aveuglant et oppressant, il se pose aussi rapidement en terrain de jeux gigantesque, ses propriétés rebondissantes (avec le petit bruit de ressort qui va bien) aident bien. Ce qui permet à un déroulé classique - à l’appréhension et la terreur succèdent l’insouciance et la bonne humeur, viennent enfin la petite crise et la résolution - d’avoir, malgré quelques longueurs, un côté inattendu.
Petite réflexion sans prétention sur les autres (à partir de quand être deux c’est toujours un de trop (voire deux)), le pouvoir et l’immaturité (j’ai un problème, je le gomme), l’identité et les souvenirs traumatisants (j’ai un problème, je le gomme)... Nothing n’en reste pas moins un film assez fun où il est question d’une pipe faite par un chien.
https://www.incredulosvultus.top/nothing
Personnage > Agissement
S’exclament la même chose et en même temps
Personnage > Caractéristique
Blues | Sa femme, sa fille ou sa sœur est morte
Personnage > Citation
Interpelle | « Wo-wo-wo-wo-wo ! » - S’inquiète | « Oh mon dieu ! »
Réalisation
Grammaire | Passage musical - Habillage | D’après une histoire vraie - Ouverture ou fin | Voix off d’introduction ou de conclusion - Ouverture | Présentation écrite de l’univers/situation/personnage
Réalisation > Audio
Effet | Lasers qui font « piou-piou », touches d’ordinateurs qui font « pi-pou-pou » etc.
Scénario > Blague, gag et quiproquo
Cri (gag) - Pipi, caca, prout - Ronflements
Scénario > Ficelle scénaristique
Accusé·e à tort - Cauchemar | Se réveille en hurlant/en sueur/en sursaut - La chatte à Maurice (ou anti-chatte à Mireille)
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Créée
le 21 oct. 2022
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le 27 juin 2016
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