La 19ème collaboration de Ayako Wakao avec Yasuzô Masumura est sans doute l'une des moins probantes mais elle reste la raison première de regarder Nureta futari, dont le titre français, Le couple humide, essaie de retranscrire son atmosphère charnelle. L'histoire d'adultère qui tient lieu de seule intrigue est peu crédible, eu égard au grotesque du comportement de son amant, être fruste, qui n'a de cesse de brutaliser ses conquêtes. Masumura tournait trop dans la fin des années 60, à cause de la pression des studios, avec la concurrence de la télévision. Mais un film à moitié raté de sa part vaut toujours mieux qu'un réussi de beaucoup d'autres cinéastes, surtout quand il y a la divine Ayako dedans.