Ça sent la Jaws'ploitation à plein nez, ça sent aussi l'orque (mais pas du Mordor) et pour finir ça sent le Melville.
Je résumerai Orca en disant que c'est un film qui navigue quelque part entre Les dents de la mer et Moby Dick.
Ah oui et Charlotte Rempling est allée se perdre dans se projet en temps que professeur spécialisée en épaulard, donc à la nature... mais aussi au charme d'un tueur de requins... va comprendre.
Si les deux tiers sont assez classique voire ennuyeux (résumé en un pitch que Lorenzo "Le Rebelle" Lamas n'aurait pas renié : "Un tueur de requins tue la mauvaise orque au mauvais moment et pour l'épaulard cette fois ci c'est personnel"),
certaines choses provoqueront l'hilarité et donc un intérêt régulièrement renouvelé : le discours universitaire de Rachel sur l'instinct des orques, les plans ou l'orque semble plisser des yeux et scanner Nolan comme un T1000 [Épaulard se souviendra de ce choix.], les plans ou ils ont filmé un orque dans un bassin océanographique au fond lisse qui se laisse entre apercevoir, Umilak en mode Queequeg le mysticisme sur les destins liés , les attaques de l'orque qui coule et provoque plus d'explosions que dans un jeu Just Cause, et surtout, le dernier tiers de film.
Car dans ce dernier tiers, Nolan embarque un équipage et part affronter son destin. Lui et l'orque vont se rendre dans les eaux glaciales, proche de la banquise et tout va se finir dans un duel mano à nageoire. (avec des plans rappelant le funeste destin de certains personnages de l'équipage de Brody face au squale)
Un final qui sauve Willy de l'oubli. A défaut d'être mémorable, Orca reste relativement divertissant par son involontaire drôlerie.
"L'Odyssée de Nolan"
6/10