Autant dire que la tâche était risquée et difficile, revenir trois ans après l’excellent premier opus OSS 117 - Le Caire nid d'espions (il s’agissait en réalité d’un revival, car il existait déjà sept volets).
Comment faire un nouvel épisode qui puisse à la fois convaincre et séduire le public, d’autant plus que l’effet de surprise n’y est plus et que Jean Dujardin a déjà fait ses preuves, le pari était donc risqué ! Si le politiquement incorrect faisait déjà ses preuves dans le précédent chapitre, autant vous dire tout de suite que les scénaristes ont mis les bouchées doubles, voir triples et ce, sans modération et ils nous restituent un OSS 117 toujours aussi misogyne, raciste et irrespectueux, des répliques cinglantes et corrosives comme on en voit rarement dans le cinéma français (où le personnage principal fait même allusion à une possible entente entre juifs et nazis !!).
Des moments hilarants et invraisemblables, éloquents et drôles, (fous rires communicatifs !).
Ceci dit, ce nouvel opus n’est pas une réussite en tous points. Certaines scènes manquent de rigueur, de consistance ou d’autres sont loin d’être crédibles, si le précédent (réalisé par le même réalisateur) nous surprenait à chaque scène, celui là fait la différence en se concentrant d’avantage (voire même exclusivement) sur les dialogues de ses comédiens, ce qui n’est pas réellement un avantage car certaines scènes en deviennent trop prévisibles et les situations trop répétitives (toute fois, certaines séquences retiendront notre attention, comme lorsque OSS 117 se retrouve déguisé en Robin des Bois au milieu d’un gala organisé par les Nazis ou encore, la sulfureuse séquence de plage avec les Hippies).
Pour ce qui est de Jean Dujardin, il nous surprend une fois de plus grâce à son excellente performance d’acteur et d’autodérision (sosie incroyable de Sean Connery) à la fois irrévérencieux, détestable, idiot mais si drôle qu’on lui pardonne tout !
(critique rédigée en 2008)
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