Une lycéenne aux prises avec une mère dépressive et manipulatrice entame une thérapie avec un psychanalyste.Yves Lavandier,réalisateur et scénariste,doit être un patient assidu des psys.C'est du moins ce qu'on peut déduire de la manière dont il "vend la salade",pour reprendre une expression utilisée dans le film.Donc,la psychanalyse,c'est magique et ça résout tous les problèmes.C'est un peu cher,mais que ne ferait-on pour être mieux dans sa caboche?Et puis,il suffit de bosser quelques semaines dans un fast-food pour payer les séances,alors de quoi se plaint-on?La charmante Eglantine tombe sur un psy super sympa qui va l'aider à régler vite fait ce qui cloche dans sa vie,on appelle ça une thérapie courte,au moyen de deux ou trois techniques comportementales simplettes.Sa mère alcoolo lui fait du chantage affectif?Qu'elle l'ignore!Son père est absent même quand il est là?Qu'elle le provoque!Elle est amoureuse du tombeur du bahut,mais lui ne pense qu'à la niquer?Qu'elle le rende jaloux,et il deviendra un vrai petit toutou!Les potes la charrient parce qu'elle voit un psy?Qu'elle en rajoute en jouant les dingues!Et tout ça fonctionne impec,la vie de la nana devient un tapis de roses embaumé de lilas,ou de jasmin,enfin un truc du genre.Si le sieur Lavandier ne se fout pas de la gueule du monde,ça y ressemble drôlement.Si on suit bien,pour vivre heureux,il suffit de devenir assez malin pour manipuler son entourage.Comme la leçon est longuette,répétitive,et emballée dans une réalisation terne et molle digne d'un téléfilm,elle passe encore plus mal.Heureusement,certains dialogues ou situations assez marrants relèvent cette sauce bien fade.L'ensemble de la distribution est très faible mais les trois acteurs principaux tiennent brillamment leurs rôles,qu'il s'agisse de Gérard Jugnot,vif et ironique,Emilie Dequenne,émouvante et spontanée,ou Cyrille Thouvenin,juste et charmant.