C’est à l’âge de 21 ans que la jeune Oxana et son groupe d’amies multiplient les actions contre le gouvernement ukrainien. Cette lutte féministe donnera lieu à l’un des plus importants mouvements du XXIᵉ siècle et se fera appeler Femen (Фемен).
Charlène Favier (Slalom - 2020) réalise ici un biopic librement inspiré de l’histoire vraie d’Oksana Chatchko, une militante ukrainienne à l’origine de la création du mouvement Femen et qui obtiendra le statut de réfugiée politique en France. Elle et le collectif d’activistes sont mondialement connus pour avoir mis en place plusieurs actions fortes (surtout des happenings) dans différents pays, notamment en utilisant leurs corps à des fins politiques (les poitrines à l’air, avec des slogans inscrits dessus).
Ce n’est pas la première fois qu’un film s’intéresse au mouvement Femen ou à l’une de ses fondatrices, par le passé il y avait déjà eu un documentaire sur Oksana Chatchko, avec Je suis Femen (2014) d'Alain Margot.
Avec Oxana (2025), la réalisatrice ne nous raconte pas seulement la naissance du mouvement Femen, elle dresse aussi le portrait poignant de sa cofondatrice Oksana Chatchko. On y découvre une fille d’ouvriers orthodoxe, peintre d’icônes religieuses et accessoirement, icône de la résistance face au patriarcat.
Le film aurait pu pleinement séduire s’il n’avait pas été entaché par une mise en scène aussi alambiquée. En effet, le film ne cesse d’alterner entre deux époques, 2008 en Ukraine et 2018 en France, ce qui n’aide en rien la pleine compréhension de l’histoire, avec ces innombrables flashbacks qui ne font que nous éloigner du coeur de l'histoire et nous coupe de toute émotion. Malgré cela, il faut tout de même souligner la très belle interprétation d’Albina Korzh.
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