Ce film se propose de dépeindre, de manière trop superficielle, l'univers de l'école de maître Yu, géniteur et maître intransigeant de l'école des dix petites fortunes. Lieu de haut rang d'où sont issus les acteurs acrobates du cinéma d'action hongkongais les plus célèbres.
Alors on y découvre que Sammo Hung était celui qui en prenait le plus dans les gencives, ce qui peut expliquer le côté torturé qu'il applique à ses personnages dans la plupart de ses films, mais qu'il était également le grand frère, le second, celui qui remplace le "sifu" en son absence. Que Jackie Chan était le plus intrépide et le plus chanceux, et qu'il était surnommé "gros pif"... et rien sur les autres, même pas la moindre petite révélation sur le troisième larron, en l’occurrence Yuen Biao.
Intéressant pour son côté documentaire, et sa distribution de premier choix, notamment un excellent big Sammo, et la présence d'interprètes récurrents du cinéma de ce dernier comme Lam Ching-Ying, le fameux Mister Vampire ou Wu Ma , ce film possède d'énormes lacunes. Notamment une mise en scène qui s’essouffle après une demi-heure et se contente de dérouler sans passion, ainsi qu'un côté auto-suffisant.
Le réalisateur semble plus préoccupé par l'aspect livre d'images que par la dimension romanesque de cette histoire que l'on nous a tant de fois narré. Malgré tout on reste sous le charme de ses gamins acrobates et de leurs élucubrations. On les voit subir les terribles colères du maître Yu, ce dernier n'étant pas du genre à rigoler, il semblait avoir la main lourde et posséder la science de la bastonnade en règle.
Assez confus, et filmé sans éclat, ce film n'a comme unique intérêt, que son côté biopic.