Une infirmière est fascinée par l'un de ses patients, Patrick, qui est plongé dans un coma profond en étant privé de ses cinq sens. Il est tel un légume, mais garde les yeux ouverts et ne semble communiquer qu'avec des crachats qui semblent signifier oui ou non. Mais il semble en contrepartie développer des pouvoirs télékinétiques qui vont le rendre dangereux pour son entourage.
Énorme succès lors de ses passages dans les festivals, le film repose tout de même sur un procédé dément, à savoir quelqu'un qui ne bouge pas, et autour de qui tout va graviter. Il faut souligner le courage de l'acteur, Robert Helpmann (soit ironiquement l'homme qui demande de l'aide) de jouer un tel rôle sans ne rien exprimer, mais dont le visage grave exprime celui d'un homme enfermé dans sa tête. Plus ça va aller, plus il va développer ses pouvoirs, et ce qui rend le film vraiment intéressant, quoiqu'un peu long, car il est difficile de savoir comment il peut se finir. Il n'y a qu'une infirmière, jouée par Susan Penhaligon, qui va arriver peu à peu à parler avec lui, au départ avec les crachats, puis avec la machine à écrire où il va taper à distance.
Peut-être que le film a vieilli mais il semble mieux tenir la route que le remake réalisé en 2013, que je n'ai pas vu, mais dont la bande-annonce ne vend pas du rêve. En tout cas, c'est une autre réussite pour son réalisateur, Richard Franklin, sous haute influence d'Hitchcock, qui arrive à instiller une sorte de peur avec pas grand chose au fond.