C’est Mamie qui se met à dealer de la came pour arrondir les fins de mois dans sa banlieue de cassos où la racaille pullule… il faut dire que la vie est dure pour les petites vieilles comme Mamie, veuve et démunie…
Surtout que régulièrement, elle doit garder le « petit bamboula » (sic !) qu’elle n’aime pas du tout (en effet, c’est son petit fils…). Il faut dire que Mamie est légèrement aigrie et raciste sur les bords, oui, oui…
Elle est interprétée de façon jubilatoire par une Bernadette remontée comme une pendule. Un personnage qu’on aime déjà, cela va sans dire mais qui se délite de plus en plus, c’est-à-dire au fur et à mesure que le « vivre ensemble » et le « bisounoursisme » envahissent complètement le film.
Du coup, le soufflé retombe tandis que cette comédie déjà un peu lâche tourne à la farce la plus complète. Bref, on n’a donc qu’un premier tiers qui fonctionne à peu près, puis tout part en vrille (pour rester poli, car dans la zone, on s’exprime autrement).
Dommage, car on apprécie Bernadette dont le bagout, le franc-parler et l’énergie sont communicatifs… mais la comédie devient bien trop vite formatée par le politiquement correct de l’angélisme socialo-communiste 2.0 et la niaiserie qui l’accompagne inévitablement, hélas !