Perfect Blue est l’histoire de Mima, une jeune chanteuse et idole d’un groupe de J-pop, les Cham. Mima décide avec son agent et sans l’approbation de ses fans de quitter son groupe célèbre pour se lancer dans une carrière d’actrice. Elle se retrouve ainsi à jouer dans une série télévisée relativement violente. Cependant des membres de son entourage commencent à décéder de manière effroyable. En effet, son changement de carrière impromptu ne semble pas faire l’unanimité.
Tout d’abord Sotashi Kon nous fait ici la démonstration que dessin animé ne rime pas toujours avec film pour enfants. Perfect Blue est violent, cru, non censuré, marquant. Illustration du milieu du show business au Japon dans les années 90/2000, on y retrouve la face cachée de la célébrité. Véritable drame psychologique, Mima représente une artiste torturée, au bord du gouffre. Mima est prise dans une chute psychologique vertigineuse et nous emporte avec elle. Torturée par ses choix de carrière, par ses personnages incarnés à l’écran ainsi que par ses fans notamment les plus exacerbés. Perfect Blue va loin, innove et monte en puissance tout au long de son récit.
Ce film japonais est aujourd’hui culte pour bien des aspects. Par sa mise en scène, ses thèmes profonds abordés ainsi que par sa franchise visuelle et scénaristique. De nombreux réalisateurs en ont été influencés et s’en sont inspirés comme notamment Darren Aronofsky dans son film « Requiem for a Dream » mais aussi et surtout dans « Black Swan ».