Critiques de Persona

8

Sergent_Pepper

le 6 avr. 2014

Suivre
Dernière modification

le 6 avr. 2014

La parole est serment, le silence le tord

L’idée de départ est d’une simplicité confondante : instaurer un dialogue entre une femme prolixe et sa patiente, aphasique. Laisser durer, dériver l’échange, l’essorer et recueillir les larmes, le sang et le fiel qui en résulte. Elisabeth, comédienne, se tait depuis trois mois. On explique à sa...

10

guyness

le 20 janv. 2013

Suivre

Persona me gratta

C'est la première fois de ma vie que je vois un film en blanc et noir. L'anecdote qui accompagne la genèse du film permet de mesurer le gouffre abyssal qui sépare un artiste et le péquin moyen, toi, moi, la voisine, l'analyste financier. Sur son lit d'hôpital, Ingmar voit une photo de Liv et Bibi,...

10

lowenergyidol

le 16 juil. 2012

Suivre

Critique de Persona par Low Energy Idol

Best Film Ever. Le titre parle déjà de lui-même : "Persona" est un terme de psychanalyse jungienne, qui signifie grosso modo "masque social". Ce "Persona" est un mécanisme psychique qui prend sa source dans le "Moi" (centre du champs de conscience) qui pousse chacun à adopter une attitude sociale...

9

Flagadoss

le 30 juin 2011

Suivre

Jung and innocent.

Il y a dans la vie deux types de films qui font gamberger. Ceux qui font gamberger sur un sujet aléatoire, et des films qui font gamberger sur un sujet qui vous occupait déjà l'esprit avant de voir le film. Persona a fait pour moi partie de la seconde catégorie. Après un court passage assez...

4

Kroakkroqgar

le 25 juil. 2014

Suivre

Critique de Persona par Kroakkroqgar

Que le propos d’une œuvre ne soit pas tout à fait limpide pour le spectateur permet d’ouvrir la réflexion. En revanche, que les clefs de la compréhension du récit correspondent à des principes philosophiques peu connus réduit nettement l’intérêt du film. ‘Persona’ repose donc sur une théorie de la...

9

Docteur_Jivago

le 10 juil. 2014

Suivre

Break on through

Un écran blanc, un son de sonneries, un compte à rebours allant de 10 à 7, une femme, un squelette, la mort, le diable, une araignée, un mouton, un arbre ou encore un gamin posant sa main sur un écran où l’on voit le visage d’une femme… Et commence « Persona ». Sorti au milieu des années 1960, ce...

10

Krokodebil

le 23 août 2013

Suivre

Alma-game

L'oeuvre de Bergman est parcourue de réflexions morales, sociales et métaphysiques cohérentes, qui donnent l'impression que ses films se ressemblent ou ressassent toujours les mêmes thèmes. C'est en partie faux. Bien sûr il y a souvent des femmes qui se déchirent, des hommes impuissants et en proie...

8

Grimault_

le 17 nov. 2018

Suivre

Le cinéma comme remède.

Bergman a avoué que Persona était le film qui l’avait sauvé, qui avait permis sa « renaissance ». Cloué à son lit d’hôpital, en plein délire et isolé, le cinéaste se réfugia dans le silence et ses illusions. Il remarqua deux infirmières que ses yeux malades firent se confondre dans son esprit ; et...

9

Velvetman

le 16 févr. 2014

Suivre

Persona

Difficile de parler d'un film aussi dense tant l'approche psychologique de ses personnages est profonde. Dès le début du film, le réalisateur brouille les pistes avec un mélange au montage syncopé fait de séquences métaphoriques avec notamment cet enfant qui touche le visage d'une femme sur un mur...

10

Thaddeus

le 8 juin 2014

Suivre

L'âme et la pellicule

Si l’on excepte Toutes ses Femmes, paraît-il très mineur, trois ans se sont écoulés entre Le Silence, l’un des titres les plus noirs, cruels et désespérés d’Ingmar Bergman, et la création de cette œuvre-charnière, centre de gravité de toute sa filmographie, vivisection radicale du monde névrosé de...