Et voilà ! L’heure de Phantasm a sonné ! Ou quand une saga choit dans le téléfilm minable aux allures des productions Syfy ou The Asylum. Histoire idiote et mal construite, acteurs lamentables, réalisation atroce. Le thème musical principal est hurlé toutes les cinq secondes à grands coups de synthétiseurs du plus mauvais goût. Seul le Tall Man réjouit le cœur par sa charge nostalgique. Phantasm V : Ravager illustre encore la chute d’une licence talentueuse dans l’inertie abjecte où une poignée d’individus se font plaisir à mettre en scène des armes, du sang et de la vulgarité dans l’espoir de renchérir sur leur mise et peupler les rayonnages de nos magasins. Ce dernier opus (on l’espère) clôt un univers intrigant mais traité avec laisser-aller au gré des fantaisies de son réalisateur et de ses acteurs ; se reposant entièrement sur la nostalgie que génère le premier film, la saga répète, décline, brouille sans jamais se réinventer ou se développer. Manque une vision, manque une ambition dramatique qui auraient permis au très bon Phantasm cru 1979 de connaître des suites à sa hauteur.