8
le 28 janv. 2012
SuivreLe Figaroscope
Seulement le deuxième long métrage Disney, et déjà un sommet technique difficilement égalable. Bourrée d'inventions de toutes sortes, l'animation est proche de la quasi perfection, à cela s'ajoute...
Long-métrage d'animation de Jack Kinney, Bill Roberts, Ben Sharpsteen, Wilfred Jackson, Hamilton Luske, Norman Ferguson et T. Hee (1940)
Trahison de l'oeuvre d'origine, traumatisme, aspect trop sombre et parfois dérangeant, personnages troubles, Pinocchio traîne cette réputation et ces a priori comme un fardeau trop lourd pour ses frêles épaules.
Certes, la recherche de l'empathie du jeune public a certainement changé la nature de ce petit pantin de bois, devenu charmant, mais à la fois naïf et influençable. Cependant, à l'instar du conte originel, il traverse, sans être ménagé, des épisodes d'une noirceur inattendue pour un film Disney, supposément considéré de nos jours, à tort, comme family friendly, allant jusqu'à travailler sur une certaine idée de la terreur enfantine et de la claustrophobie. Ou s'aventurer sur le terrain horrifique le temps d'une séquence de transformation ou de poursuite maritime angoissante.
Tout comme cette duplicité mise en scène de manière constante tout au long d'un long métrage d'animation des plus magnifiques, tout en dégageant un sentiment diffus que l'on pourrait définir comme une sorte de malaise.
Alors même que Pinocchio dessine ses premières minutes dans une maisonnette chaleureuse aux allures de cocon protecteur, tapissée de manière incroyables d'un nombre incalculable de coucous travaillés, d'horloges toutes plus inventives les unes que les autres et de boîtes à musique extraordinaires. Preuve d'une animation qui n'a peut être jamais été aussi minutieuse, fourmillant de détails et de génie.
Tout comme l'animation d'un simple chat, instantanément attachant, qui se pare d'un réalisme et d'une drôlerie sans pareils. Tout comme celle d'un pantin dansant avec son créateur ou s'inscrivant dans le spectacle offert au coeur théâtre de marionnettes, sur une chanson aux allures de classique immédiat.
Magie est donc le mot qui reviendra le plus souvent à l'esprit lors de chaque morceau de bravoure d'un film qui n'en manque pas. Rien que la scène où Pinocchio se rend à l'école, tirant un parti proprement hallucinant du procédé de la caméra multiplane, les effets de déformation ou la représentation de l'eau des flaques enchantera le spectateur. Tout comme des influences finalement plus germaniques qu'italiennes le décontenanceront.
Mais jamais ces prouesses, tant techniques que graphiques, ne seront réalisées au détriment du merveilleux du conte et de l'émotion d'un film qui constitue pour certains l'âge d'or du dessin animé. Une oeuvre qui n'a pas attendu quatre-vingts ans pour devenir intemporelle aux yeux de ceux qui ont su aller au delà des a priori pour renouer avec une certaine magie de l'enfance.
Dans tous ses aspects.
Behind_the_Mask, gueule de bois.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Une année au cinéma : 2019
Créée
le 15 juin 2019
Critique lue 379 fois
8
le 28 janv. 2012
SuivreSeulement le deuxième long métrage Disney, et déjà un sommet technique difficilement égalable. Bourrée d'inventions de toutes sortes, l'animation est proche de la quasi perfection, à cela s'ajoute...
10
le 17 févr. 2016
SuivreAprès le triomphe mondial de Blanche-Neige et les Sept Nains, il ne faut pas attendre longtemps pour que Walt Disney et ses artistes décident de sortir leur deuxième Grand Classique en salles:...
9
le 4 mars 2015
SuivreLe premier long-métrage d'animation des studios Disney ayant connu un colossal succès, critique comme public, il est donc décidé de poursuivre dans cette voie, en adaptant cette fois le classique de...
10
le 25 avr. 2018
SuivreLe succès tient à peu de choses, parfois. C'était il y a dix ans. Un réalisateur et un acteur charismatique, dont les traits ont servi de support dans les pages Marvel en version Ultimates. Un éclat...
7
le 13 déc. 2017
Suivre˗ Dis Luke ! ˗ ... ˗ Hé ! Luke... ˗ ... ˗ Dis Luke, c'est quoi la Force ? ˗ TA GUEULE ! Laisse-moi tranquille ! ˗ Mais... Mais... Luke, je suis ton padawan ? ˗ Pfff... La Force. Vous commencez à tous...
8
le 2 mars 2017
SuivreLe corps ne suit plus. Il est haletant, en souffrance, cassé. Il reste parfois assommé, fourbu, sous les coups de ses adversaires. Chaque geste lui coûte et semble de plus en plus lourd. Ses plaies,...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème