Planète, c’est assez déconcertant.
Voilà, on pourrait s’arrêter là, mais rien que pour l’expérience, il est assez clair que Planète, de Momoko Seto, est à voir.
Passé par la Croisette dans une compétition parallèle (la Semaine de la Critique, il me semble), Planète est un film d’animation, héritier direct de Flow et de tous ces nouveaux films d’animation produits dans des économies assez faibles et indépendantes.
Bon, et là-dessus, ça se ressent ! Certaines incrustations sont un peu vilaines, mais le mélange de styles et cette animation qui fait presque carton à certains moments donnent un certain charme au long métrage, nous rappelant par moments ces documentaires découverts il y a de ça vingt ans.
Véritable récit onirique d’aventure, Planète est aussi un film qui permet de projeter énormément de choses, tout en gagnant, je pense, à être pris en pleine face, sans nécessairement chercher à l’intellectualiser à fond.
On gagne à se perdre avec ces akènes de pissenlit, on se perd dans l’immensité du décor, la petitesse de ces bouts de pollen, l’amour de ces limaces.
Bref, que vous soyez friand du genre ou non, Planète, ça ne peut que vous faire de l’effet. Vous vous ennuierez peut-être, mais l’expérience de cinéma qu’il y a derrière mérite d’être vécue : vous ne verrez jamais un film comme celui-là.