« I Swear » est un film biographique réalisé par Kirk Jones (Waking Ned, Everybody’s Fine, Nanny McPhee).
En 1983, John Davidson, 12 ans, va avoir sa vie bouleversée par un changement chez lui, l’apparition de tic, liée au syndrome de Gilles de la Tourette. Cela va changer la vie du jeune homme, celle de ses proches, mais il va aussi peut être éclairer le monde sur un trouble peut connus (en 1983/1996).
Robert Aramayo (adulte) et Scott Ellis Watson (enfant), qui interprètent John, sont phénoménaux. Mais les seconds rôles du film ne sont pas en reste, avec de très bonnes performances de toute part (Maxine Peake, Peter Mullan, Shirley Henderson).
L’aspect autobiographique, apporte une vraie force au récit et augmente l’empathie.
La reconstitution des époques est incroyablement bien faite, et surtout la manière de montrer ce que cela représente pour quelqu’un de différent : aussi bien les belles rencontres que l’on peut faire quand on tend la main, que la peur et la moquerie. La brutalité peut aussi apparaître chez d’autres personnes.
Les éléments du film qui sont au service de l’histoire la servent pleinement, tout en restant parfois presque incognito : la musique originale (Stephen Rennicks –Frank, Room), la direction de la photographie de James Blann (The Real Charlie Chaplin), le montage de Sam Sneade (Rabbit Trap, La Favorite).
Le film est très puissant dans son propos et le message qu’il délivre, parfois drôle et constamment fort, tant il est rempli d’émotion. S’il peut, comme son personnage principal, éduquer ou changer la vie d’une personne sur la maladie qu’il évoque, c’est plus qu’admirable. Un des meilleurs films de l’année, si ce n’est le meilleur.