John, né dans une famille écossaise un peu psycho rigide est atteint du syndrome de la Tourette dès l'age de 14 ans. Le jeune garçon, plutôt populaire et bien dans sa peau, va alors développer tics et insultes incontrôlées (souvent justes et drôles) perdre confiance et être rejeté. Son handicap est moqué à l'école et pas compris en famille. Victime de harcèlement et de mauvais traitement, sa vie va basculer quand il retrouve un ami d'enfance dont la mère, ancienne infirmière psy le recueille et l'accepte comme il est. A partir de là, il va reprendre confiance et avec l'aide de sa bienfaitrice, va lutter pour se faire accepter et atteindre une vie quasi normale.
Ode à l'acceptation et à l'inclusivité, ce joli biopic a un message clair "il existe des médicaments qui peuvent amoindrir un peu les symptômes mais le meilleur des soins est d'éduquer les autres personnes à comprendre". Le film développe à travers la vue de John cette thèse, sans oublier d'être drôle mais toujours au service du personnage et de son combat quotidien. Il y a un coté "bon sentiment" mais il est important de rappeler qu'un des gros problème de la vie avec un handicap est l'attitude des valides, et qu'il fait les éduquer. Et ce message peut s'appliquer à toutes les minorités victimes de discrimination et doit questionner les dominants.
Bref, même si la happy end s'étire un peu trop - la scène du remède technologique et magique mais réservé à une nouvelle minorité provilégiée - ce film est touchant et juste.