On se dit qu'un film sur le syndrome Gilles de la Tourette va sans doute donner l'occasion de se marrer avec un gars, John Davidson, qui balance sans crier gare des injures, des gros mots ou des gestes inattendus toutes les deux minutes.
Alors oui il y a de quoi rire, mais pas seulement. Toutes les émotions y passent car le parcours de John est semé bien sûr d'obstacles, de douleurs et de peines mais aussi d'espoirs et de joies.
On comprend l'incompréhension et le malaise autour de lui. On peut facilement s'identifier à la famille ou même aux passants choqués par le comportement de John.
Mais ce qui est la réussite du film c'est qu'on ressent le mal-être de John. On éprouve ses difficultés physiques, ses tourments psychologiques. On fait le chemin avec lui où l'on rencontre la bêtise et quelquefois la violence, mais aussi heureusement quelques belles âmes. L'interprétation de Robert Aramayo, récompensé aux BAFTA en janvier dernier, est bluffante.
Les paysages urbains écossais ne sont pas des plus riants mais l'essentiel ici ne sera pas l'image mais les gens qui sont dedans et ce qu'ils y font.
Le film est une belle claque à la maladie,
et putain ! on rigole bien aussi quand même .