Adepte du poker, un milliardaire invite ses amis d'enfance à venir jouer dans sa sublime demeure de Miami, afin de gagner des fortunes. Sauf que ce soudain élan de générosité cache quelque chose.
Je n'ai pas vu le premier film réalisé par Russell Crowe, La promesse d'une vie, mais en voyant Poker face, c'est sans doute quelqu'un qui n'est pas fait pour ça. Je pense que le sujet doit être personnel au réalisateur, vu qu'il l'a coécrit, mais c'est tourné comme un épisode de Hollywood Night, essentiellement en huis clos, sauf le prologue, où on voit les personnages enfants.
Pourtant, il s'est entouré de plein d'acteurs, actrices et potes comme Liam Hemsworth, Elsa Pataky ou RZA, mais il n'y a rien de cinématographique, y compris dans les scènes où ils jouent aux cartes, et surtout, Russell Crowe lui-même a l'air non seulement empâté, mais presque désolé de se trouver là.
Il faut dire que Poker face est un film qui a mis plus d'un an avant de sortir, et encore directement en vidéo, en France, ce qui ne présageait rien de bon pour un acteur de ce calibre, et que sa diffusion mondiale s'est soldée par un bide cinglant. A l'image du méchant, joué de manière grotesque par Jack Thompson (qui garde les traces de sa salive sur sa barbe tellement il hurle), je ne comprends pas du tout à quoi sert le film, vraiment consternant.