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Merde.
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le 7 oct. 2013
Predator 2 (Stephen Hopkins – 1990)
Alien vs Predator (Paul Anderson – 2004)
Predators (Nimrod Antal – 2010)
Ce film va clore mon petit cycle "Predator".
Nimrod Antal (je ne connais pas du tout) a eu le mérite de recentrer l'intrigue sur les "predators" d'origine. Finis les rodéos dans LA pour casser du narco, finis les duels contre les aliens dans une pyramide enfouie sous la glace de l'île Bouvet dans l'Antartique. Retour dans une jungle. Avec une ch'tite nuance, c'est que les predators chassent sur Terre des spécimens (humains) qu'ils expédient dans une jungle sur une autre planète, à eux, pour pouvoir les chasser à domicile, sans être embêtés. Ce n'est pas précisé mais il aura fallu quand même que les predator aient perdu leur déplorable habitude d'écorcher les gens qu'ils chassent sur Terre et de les pendre comme des quartiers de viande. Parce que le gibier qui arrive sur la planète, il faut qu'il soit en bon état de marche pour pouvoir être chassé convenablement. Et il l'est. Par contre, mon esprit mal tourné me fait faire deux remarques : c'est qu'étant donné la surprise de se trouver dans une vraie jungle, les gibiers n'ont pas dû se rendre compte qu'ils avaient été chassés sur Terre ni qu'ils étaient transportés dans l'espace. Et puis, pardon, à l'actif des predators, ils ont tapé dans le mille pour le choix du gibier. Tous ou presque sont des tueurs dans diverses spécialités comme un narco d'un cartel mexicain, un yakuza, un terro de la Sierra Leone, une snipeuse de l'armée israélienne et un tchetchène. Bon, il y a aussi un toubib mais c'est probablement une erreur montrant que nul n'est parfait même chez les predator.
Il faut donc comprendre que les predators sont de bons chasseurs et qu'à ce titre, ils choisissent du gibier pas trop facile. À moins, que ce soit un choix tactique de considérer des tueurs individualistes qui n'auront pas tendance à s'allier contre eux …
La grande surprise, c'est quand même le casting.
En particulier, Adrien Brody qui fut "le pianiste" chez Polanski, qui survécut pendant la guerre, en plein Varsovie. De ce point de vue, le survival dans la jungle, c'est sûrement beaucoup plus facile. Avec une remarque perfide, car si je me réfère au "predator" de McTiernan avec Schwarzie, on est ici un peu volé sur la marchandise en termes de masse musculaire. Mais pour ce que les muscles servent dans la lutte contre ces predator ! D'ailleurs, Brody s'en sortira haut la main, ce qui constitue une preuve factuelle que c'était le bon choix.
Il y a aussi Danny Trejo dans le rôle du méchant narco pas beau mais malheureusement on ne le voit guère.
Et puis, la miss Isabelle interprétée par une Alice Braga qui, mine de rien, ne s'en laisse pas compter. Un peu le genre de la miss "tape dur". Quand je l'ai vue à son arrivée, je me suis dit qu'il allait y avoir, en plus, de la romance dans l'air. Et puis, non, j'en suis resté pour mes frais …
Sinon, le film, c'est une suite – très longuette – de bagarres diverses et variées, de préférence la nuit, ce qui fait qu'on ne voit pas grand-chose. Ce doit être bien pratique pour le réalisateur qui n'a pas à trop se casser le tronc pour peaufiner les détails des bagarres. Le pire, c'est que les personnages n'étant guère sympathiques, on a tendance à s'en foutre un peu de ce qu'il leur arrive. À la fin, on est à peu près sûr d'une chose, c'est qu'il y aura une suite.
La BO n'est pas si mal ; et étonnamment, le générique de fin démarre sur un rock classique "Long Tall Sally", chanté par Little Richard, dont je n'ai pas compris le sens dans ce film de SF
Au final, le film se laisse regarder malgré quelques longueurs. C'est le film d'action qui mise à la fois sur le baston et sur une morale (à deux sous) qui expliquerait peut-être le pluriel du titre à savoir, qu'indépendamment des vrais predators, les être humains étaient aussi de bien beaux prédateurs !
Comme dirait ce cher Pierre Desproges, "Étonnant, non" ?
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Créée
le 26 sept. 2025
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