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Jungle urbaine.
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Predator 2 (Stephen Hopkins – 1990)
Alien vs Predator (Paul Anderson – 2004) – non vu
Predators (Nimrod Antal – 2010) – non vu
Faisant suite à "Predator", devenu, entre temps, une franchise, Stephen Hopkins s'empare du sujet en 1990. Pour en faire quand même quelque chose d'assez différent sur le fond.
Alors que "Predator" se déroule dans une jungle (sud ou centre-américaine) oppressante, là le choix se porte sur un autre type de jungle, urbaine, plus précisément à Los Angeles. On y anticipe ce que la vie à LA serait en 1997. Pourquoi 1997, d'ailleurs ? Est-ce une référence au film de Carpenter "Escape from New York" qui se déroule aussi en 1997 ?
En tous cas, 1997, c'est 10 ans après "Predator", où le prédateur semblait avoir été éliminé par Schwartzie. En fait, si on se souvient bien de la fin du film, ce n'est pas si sûr parce qu'au dernier moment, Dutch renonce à l'achever avec sa grosse pierre (préservant, in extremis, l'avenir de la machine à cash de la franchise).
Non, la différence est ailleurs. En 1997, à Los Angeles, la guerre des gangs fait rage entre des narcotrafiquants colombiens et jamaïcains. La situation ne semble plus du tout sous contrôle car les flics ne parviennent pas à maintenir l'ordre sous l'œil goguenard des journaleux qui n'en peuvent plus de baver et de ricaner. Et le prédateur (celui de la jungle de 1987 ou une réplique) vient faire le ménage en éliminant les grands chefs des gangs, le colombien "Scorpio" et le rasta "King Willie".
Et, comme chez McTiernan, le prédateur est un grand amateur de chair fraiche puisqu'il pend les cadavres pour mieux les saigner. Alors, moi, je pose la question de confiance. Chez McTiernan, le prédateur tuait et bouffait sans trop de distinction, gloutonnement, tout ce qui lui tombait sous la main, pourvu que ça soit humain ; c'était un chasseur, qui chassait l'homme plutôt que la bête. Qu'est-ce qui a fait que chez Hopkins, il ne chasse que le narcotrafiquant (et, à la rigueur, un ou deux flics qui se mettent un peu trop sur sa route) ? Je ne vois qu'un élément de réponse. Probablement qu'il a découvert que le sang saturé en "ganja" ou en "poudre" est meilleur (plus planant) que le sang d'un homme normal, non intoxiqué. Par exemple, il ne chasse pas le journaliste, non plus. Là, j'ai une réponse toute prête à voir le traitement de faveur accordé au journaliste Tony Pope par notre héros Harrigan. Très probablement que le sang du journaliste est impropre à la consommation à cause de ses infos toujours daubées.
Donc, on le voit, le prédateur, en 10 ans est devenu non seulement sélectif dans son alimentation mais en plus il est empreint d'une certaine morale. Il élimine (et déguste) les narcos mais ne touche pas à la femme enceinte ni aux enfants. On ne peut rien dire sur ça sinon que le passage d'une jungle à l'autre a dû contribuer à civiliser notre extra-terrestre.
Alors la question suivante concerne la distribution où j'ai commencé par regretter l'absence de mon cher héros body-buildé Arnold Schwarzenegger avec ses gros biscottos frémissants sous l'effort. Là il est remplacé par Danny Glover (que j'avais rencontré dans "l'arme fatale") en flic teigneux que rien n'arrête, surtout pas sa hiérarchie.
Spoiler : il gagnera même le respect de la communauté prédatorienne. Chapeau.
Et, je dirais qu'il ne s'en sort pas si mal que ce soit dans ses relations avec ses collègues ou dans son combat solitaire contre le prédateur.
Mon impression globale sur le film : en retrait sur le film "Predator" dont l'ambiance est beaucoup plus angoissante à cause de la jungle et du caractère inconnu de la menace, "Predator 2" se situe beaucoup plus dans le genre du film d'action où les protagonistes sont assez vite relativement bien définis et où les enjeux semblent clairs.
Prochain opus, semaine prochaine : notre prédateur devrait rencontrer un alien. C'est la confrontation entre deux franchises. La question à laquelle il va falloir m'atteler sera : en fera-il une bouchée pour son goûter ?
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Créée
le 12 sept. 2025
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