Tiré d'un roman éponyme à succès, Premier de cordée se veut novateur à plus d'un titre. Je ne connais rien en alpinisme, ni en grimpette, mais c'est le premier film à avoir réellement filmé des scènes où des acteurs escaladent des montagnes ; on voit par là exacerbation du travail en équipe, avec une coopération indispensable, même si l'équipement parait aujourd'hui bien rudimentaire.
J'avoue que ce sont ces moments-là qui m'ont plus captivé, car outre l'histoire de départ, un jeune guide souffrant de vertiges qui veut retrouver son père coincé dans la montagne, je trouve la narration extrêmement confuse, avec ces allers-retours permanents dans les chalets et où les femmes font plus accessoires qu'autre chose. Il y a aussi une scène d'orage qui est pas mal faite mais par contre, on voit bien que c'est tourné en studio.
Ces réserves faites, c'est aussi un document sur la vallée de Chamonix, où j'ai dû y aller une fois enfant, et on constate qu'il y avait bien plus de neige qu'aujourd'hui. Ça reste plutôt intéressant en tant qu'expérimentation, car les scènes en haute montagne sont très réussies.