Pas hyper familier du cinéma de Aronofsky (n’ayant en fait vu que le fameux Requiem for a Dream il y a quelque temps maintenant), j’ai entendu et lu beaucoup de critiques sur ce cinéaste, notamment sur cette banalisation et gratuité de la violence (chose qui ne m’avait pas marqué, je l’avoue, lors de mon visionnage de Requiem for a Dream).
En bref, j’avais hâte de découvrir de nouveaux films de ce réalisateur (plus trop aujourd’hui après ses annonces de séries historiques produites entièrement en I.A. …) et je me suis donc lancé dans Pris au piège, que j’avais raté au cinéma.
Pris au piège, c’est donc un faux film à suspense, étant donné que les enjeux sont assez clairs dès le début, que les retournements de situation ne marchent pas et sont tous attendus (sauf un en particulier, sur lequel je reviendrai), et qui met au centre de son récit Austin Butler en joueur de baseball maudit (les croisés, tout ça, tout ça…).
Ce Pris au piège, dans sa narration comme dans sa photo, c’est tout de même assez plat. Heureusement, le côté démonstratif et insatiable de la violence que l’on retrouve chez Darren Aronofsky se manifeste dans certains passages assez satisfaisants (et qui marchent plutôt bien — le passage avec les agrafes, miam !), et on prend plaisir à voir ces personnages tous aussi détestables les uns que les autres se prendre de bons gros coups. MAIS ON EN VEUT PLUS !
Le film traîne un peu la patte, avec une résolution finale aussi attendue qu’étirée (et pourtant le film est assez court, hein…).
Bref, on peut cependant apprécier la participation de Bud, le chat, qui fait remonter la note générale, et surtout ce retournement narratif :
L’assassinat de Zoe Kravitz, aussi inattendu que brutal, qui est un choix fort et vraiment inattendu !