3
le 16 oct. 2017
SuivreAux frontières du réel
Une satire ne fonctionne généralement qu'à la condition de s’appuyer sur un fond de vérité, de pénétrer dans les derniers quartiers de la caricature sans jamais l’outrepasser. Elle épaissit les...
Judor est un gars qui a des entrées auprès des médias. En fait, pour résumer, tout le monde l'aime bien, du moins l'aime bien pour l'inviter dans une émission en sachant que cela peut partir en couille et que le bonhomme n'est pas avare en déconnade pure qui - si tout est réunit - peut créer un vrai moment de TV ou de buzz pour les réseaux sociaux. Du coup il a fait une chiée de promo pour son dernier film, chroniqué par votre serviteur, le roi du Game. Un truc pas folichon qui va se planter commercialement. Étant donné que sa comédie pas drôle sur le ... game grandeur nature est sa seconde réalisation, Judor a eu toute liberté, dans une sorte de moqueries faussement innocente, de rappeler à tout le monde que son 1er long - Problemos - n'a pas marché au BO lors de sa sortie en 2017 alors qu'il est en passe de devenir culte, qu'il cartonne sur les réseaux etc.
Alors oui, l'histoire de ce gars, avec sa femme, jolie, clairement plus jeune que lui (Judor est Peter Pan, a n'importe quel age il fait 10 de moins du coup autant se maquer avec une meuf canon) et une gosse crochée à un Ipad, débarque dans une ZAD pour une raison farfelue. Patatras, une pandémie dévaste la planète, il ne reste plus que ce troupeau de débiles profonds (hormis la femme de Judor, qui n'a strictement rien à jouer hormis de sourire). Blanche Gardin s'avère crispante en pseudo lesbienne à poils sous le bras, heureusement on y retrouve le toujours excellent Youssef Hajdi, le plus sous-côté et drôlatique comédien français et Claire Chust est à croquer mais le film ?
Hélas, tout comme Le Roi du Game, il n'y a pas foncièrement de film, les 87 minutes défilent dans une sorte de contraction dorsale douloureuse, on devine que c'est compliqué pour Judor de rassembler toutes les pièces et tenter d'être à la fois drôle, dynamique, irrévérencieux et pertinent. Problemos a bidé au BO, sa nouvelle réal sortie en octobre 2026 ne devrait pas dépasser de beaucoup le nombre d'entrées, au début de l'année la réal de Jéremy Ferrari les K-D'or a aussi été un vilain bide.
Platane saison 4 ? Tu m'étonnes que Judor est archi bouillant ... Il a annoncé une nouvelle bafouille avec son binôme chez Quentin Dupieux, cela va lui permettre d'avoir de bons retour des Inrocks et de M Le Monde, cela démontre aussi et surtout que son job est une remise en question perpétuelle.
A 58 ans, Eric Judor a un gros potentiel mais devant le but il tire souvent à côté, c'est ballot...
Créée
hier
Critique lue 4 fois
3
le 16 oct. 2017
SuivreUne satire ne fonctionne généralement qu'à la condition de s’appuyer sur un fond de vérité, de pénétrer dans les derniers quartiers de la caricature sans jamais l’outrepasser. Elle épaissit les...
5
le 16 oct. 2018
SuivreJe ne sais pas si on ne me l'avait pas un peu survendu ce Problemos, mais je suis assez déçu. Je ne savais quasiment rien du film, juste que ça se moquait un peu de certains aspects du féminisme un...
7
le 29 juin 2018
SuivreVictor (Eric Judor) se voit contraint par sa femme (Célia Rosich) d’aller passer 3 jours avec elle et leur fille dans une ZAD dirigée par son ancien professeur de yoga (Michel Nabokov). Mais alors...
6
le 2 nov. 2025
SuivreJe sais, je vais devoir me coltiner les remarques du style : comment peux-tu parler d'un film qui sort dans 3 mois? Tu as signé une clause de ma grand-mère, tu n'as pas le droit etc... Alors oui je...
1
le 18 févr. 2026
SuivreLes 13 premières minutes sont ahurissantes, on frise le génie absolu. Rien, mais alors strictement rien ne fonctionne. Le générique en dessin animé est laid (généré par l’AI ?), le jeu outrancier de...
8
le 23 juil. 2026
SuivreÉvidemment, si la série était américaine à peu près tout le monde serait assez d'accord sur l'efficacité, la mise en scène carrée et le jeu ma foi pas dégueulasse du casting mais voilà ... c'est...