Au commencement était la fantaisie. Une fraîcheur certaine (il avait malheureusement filtré jusqu’à nous qu’il y aurait comédie: dommage pour le spectateur qui n’aura pas eu le plaisir de la surprise). Dans le ton comme dans la forme. Ce mouvement, enthousiasmant (il est question de rencontre, de faire amitié avec l’Autre: au regard de la météo courante, un médicament), nous porte une presque heure et demie, maintenu par quelques choix audacieux, notamment une caractérisation d’un personnage principal (…il n’y en a que deux) en dehors des clous du commun; une jolie proposition. Puis le charme s’essouffle, le film oublie de conclure. Le one man show de Ryan inévitablement a comme épuisé ses cartouches. Alors que cela devrait finir, on tourne en rond. Et pour mauvaise réponse, le film alors n’ose pas s’affranchir d’un passage comme obligé vers la tension d’action (un invariant côté US. Il est vrai qu’Hitchcock avait théorisé que pour tenir un spectateur, il y avait aux deux-tiers cette relance à opérer dans le rythme); il rejoint une ornière bien commune. Une demi-heure, chargée d’une musique pompière, qui nous a semblé interminable. Qui a malheureusement plombé au bilan notre rapport au film (soigner sa fin: une règle de base) [ndlr: sentiment qui ne nous a pas semblé partagé par la salle, bien réceptive].
Au générique une réflexion: voilà un de ces films de plus en plus nombreux, produit par sa star (ainsi Chalamet, ainsi Niney….. On pourra objecter, ainsi Douglas au siècle dernier. Mais les paris de Kirk avaient de la gueule). Notre petit doigt nous dit que là une mauvaise idée. Là une mauvaise pente.