Il est dommage que la première partie soit si longue et ne donne pas l'impression d'avancer, cela malgré l'incroyable énergie dépensée par James Cagney (ce n'est pas possible, il est monté sur piles, ce mec !) et la beauté troublante de Joan Blondell. Mais quand dans la dernière demi-heure Bacon passe la main à Busby Berkeley, on est complètement subjugué par ce qu'on voit à l'écran que ce soit sur le fond (c'est assez osé, les allusions sexuelles sont nombreuses et le spectateur attentif pourra même apercevoir quelques tétons furtifs) mais surtout sur la forme, la chorégraphie aquatique du prologue "By a waterfall" atteignant un niveau d'inventivité et de technicité sans doute jamais égalé à ce jour (300 chorus-girls, vues aériennes démentes)