À première vue, Proposition indécente est une espèce de mélo prétendument amoral comme il y en a tant, un peu sage dans la forme, à l'affreuse musique sirupeuse, un peu prévisible dans ses émotions et ses crises malgré un postulat intéressant (combien de zéros faut-il pour acheter n'importe quoi ?) et un casting en grande forme - il faut dire qu'entre leur charisme naturel et la maîtrise de la direction d'acteurices de Lyne, mais par petites touches il rappelle qu'il aspire à plus, il trouve des suppléments d'âme - les flashbacks de l'histoire du couple, moment obligé mais particulièrement sincère ; le cours d'architecture... Et même son efficacité rappelle qu'il y a quelqu'un derrière la caméra, chaque scène finale aurait pu être un acte et Lyne fait au contraire le choix de passer à la suite chaque fois qu'il estime que c'est bon, la situation est comprise, inutile de s'attarder, ce qui confère une sensation de densité et de ne pas être juste captifve d'un mélo. Le genre de petites choses qui permet à une émotion de filtrer quand on ne s'y attendait pas.